Robert Dussey, ministre des Affaires étrangères du Togo
Le sommet sur les transitions politiques et la lutte contre le terrorisme au Sahel et en Afrique de l’ouest, initialement prévu le 21 avril 2022 au Togo, a été reporté à une date ultérieure, a-t-on annoncé de source officielle à Lomé.
Le report de ce sommet a été annoncé lundi 11 avril à travers un communiqué du ministère des Affaires étrangères du Togo, qui ne précise pas les raisons.
Initiative de Lomé en collaboration avec les Nations-Unies, la rencontre devrait permettre d’examiner les tendances et développements récents dans la région du Sahel et les pays de l’Afrique de l’Ouest en proie à l’extrémisme violent et au terrorisme et de réfléchir sur les voies, stratégies et moyens pouvant aider à contenir la dissémination de la menace terroriste et à rester mobilisés de façon soutenue face à ce péril pendant et après les transitions politiques.
La rencontre de haut niveau, annoncée le 10 février dernier, suite à une réunion à New York entre Robert Dussey, ministre des Affaires étrangères, de l’intégration régionale et des Togolais de l’Extérieur et António Guterres, Secrétaire général des Nations Unies, veut notamment se pencher sur le développement dans la région du Sahel et les pays de l’Afrique de l’Ouest, avec dans le viseur des défis comme la montée de l’extrémisme violent et du terrorisme, ainsi que l’instabilité politique dans cette partie du continent. Elle permettra, en outre, de réfléchir sur les réformes possibles des mandats et actions des opérations de maintien de paix et/ou opérations de lutte contre le terrorisme pour mieux les adapter aux besoins réels des populations et aux défis sécuritaires de la région du Sahel, de définir des actions appropriées pouvant impacter efficacement la vie sociale des populations et des communautés locales des pays du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest, et de créer une alliance forte des partenaires africains et internationaux autour de la nécessité de sécuriser le Sahel et la région de l’Afrique de l’Ouest .





Togo![Tribune | La carte des fractures : le nexus séparatisme-exclusion -instabilité politique et risque terroriste [Par Pr. Hzaine El Hassane] Les derniers rapports des observatoires de la violence terroriste, ainsi qu'une enquête que nous avons menée, suggèrent deux constats : Primo, l'Afrique est toujours au centre de la carte des attentats des dix dernières années, et le terrorisme est le premier défi à la paix et à la sécurité africaine. Sans surprise, l'Afrique est la région la plus durement touchée, mais des parcours comme celui du Maroc montrent que le terrorisme n'est pas une fatalité et que l'africanité n'en est pas la cause. Secundo, le fléau terroriste est le résultat d'une combinaison de facteurs dont certains relèvent du niveau individuel (milieu familial, âge, éducation, caractère, enrôlement ou isolement, etc.) et d'autres du niveau macro national, qui est le niveau d'analyse choisi pour cet essai. Ni la pauvreté toute seule, ni la mauvaise gouvernance, ni les griefs ethniques, chacun dans son silo, n'expliquent ou ne déterminent ce phénomène : c'est une synergie, un nexus, qui fait qu'un pays bascule ou résiste.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/06/Les-chefs-des-agences-de-lutte-contre-le-terrorisme-se-reunissent-a-El-Jadida-450x253.jpg)





