Il s’agit de la municipalité de San relevant de Segou, virtuellement devenue la 18ème région du Mali. Des fausses quittances y étaient produites à l’insu du Trésor public.
Ainsi la mairie de la commune urbaine de San est secouée par un scandale de confection et d’émission de fausses quittances. Certains responsables sont mis en cause et ont été épinglés par le Pôle économique et financier de la Cour d’appel de Bamako.
Le préjudice s’élève à plus de quatre milliards de FCFA de perte sur plus d’une dizaine d’années. Le réseau épinglé avait retiré tous les faux documents de Trésor de la circulation sentant le vent tourner. Les nouvelles autorités ont mis en avant la lutte contre la délinquance financière parmi les principales priorités.
Afin de se jouer de la tutelle remaniée, les autorités communales de San ont arrêté tous les recouvrements depuis plus de trois mois. Ce qui a provoqué une vive polémique conduisant la jeunesse à battre le pavé.
De sources locales, il nous revient que le réseau de confection et d’émission de fausses quittances serait entretenu par certains élus de la place et leurs collaborateurs. Ainsi, une fois confectionnées, les fausses quittances, à travers un réseau bien structuré, étaient utilisées pour effectuer les recouvrements en lieu et place des vraies quittances imprimées par la Direction nationale du Trésor.
Plusieurs personnalités de la ville de San sont aussi dans le viseur. La Brigade d’investigation judiciaire du Pôle économique et financier de la Cour d’appel de Bamako a débuté ses auditions.
Le procureur auprès de la Brigade d’investigations judiciaires du Pôle économique et financier étant le nouveau garde des sceaux, le dossier pourrait bien s’accélérer.





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![Édito | La corruption une maladie du transport aérien [Par Jean-Louis Baroux] J’ai relevé quelques exemples parmi les faits jugés et publiés, qui d’ailleurs ne correspondent qu’à une toute petite minorité des délits de corruption dont la plupart resteront impunis. Voilà le cas de l’ancien président de Sri Lankan Airlines, Kapila Chandrasena, condamné à la prison pour avoir sollicité de la part du constructeur 16 millions de dollars en échange de l’achat de 6 A330 et de 4 A350 dont la valeur totale est de 2,5 milliards de dollars. Il n’a finalement reçu que 1,45 millions de dollars et il s’est fait pincer.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/04/Avion-450x232.jpg)

