Fermer le menu
Afrimag
  • Actualité
    • Accord de paix
    • Banque & finance
    • Benjamin Netanyahu
    • Climat
    • Crise économique
    • Donald Trump
    • Economie
    • Etats-Unis
    • Guerre
    • Iran
    • Israël
    • Maroc
    • Mohammed VI
    • Politique
    • Pétrole
    • Russie
    • Ukraine
  • Banque & finance
    • Assurance
    • Banque
    • Finance
    • Marchés financiers
  • Entreprise
    • Aéronautique
    • Agribusiness
    • Agriculture
    • Automobile
    • BTP
    • Création d’entreprise
    • Défense
    • Droit des affaires
    • Droit du travail
    • Energie
    • Grande distribution
    • Industrie
    • Informatique
    • Management
    • Média
    • Mines
    • Oil & Gas
    • Santé
    • Tech
    • Télécommunication
    • Tourisme & hôtellerie
    • Transports & logistique
    • Les grands entretiens
  • Economie
    • Budget
    • Consommation
    • Emploi
    • Fiscalité
  • Politique
    • Coups d’Etat
    • Diplomatie
    • Election
    • Partis politiques
  • Sciences & environnement
    • Sciences
    • Environnement
    • Climat
    • Développement durable
    • Eau
    • Ecologie
    • Matières premières
    • Transition énergétique
  • Société
    • Alternative et management
    • Art & histoire
    • Culture & religions
    • Education
    • Femme
    • Sciences & environnement
    • Sports
  • Monde
    • Afrique du Nord
      • Algérie
      • Égypte
      • Libye
      • Maroc
      • Tunisie
    • Afrique de l’Ouest
    • Afrique Centrale
    • Afrique de l’Est
    • Afrique Australe
    • Amériques
    • Europe
    • Asie – Pacifique
    • BRICS
    • OCDE
    • Union Africaine
    • Asean
Derniers articles
Cela a commencé en décembre 2025 par le remplacement surprise du Président de Qatar Airways, le fameux Al Baker, par le patron de l'aéroport international Hamad (HIA), Hamad Ali Al-Khaler. On ne sait pas quelles raisons ont poussé à la démission forcée de celui qui avait fait de Qatar Airways un acteur majeur non seulement dans sa zone, mais bien dans le monde entier.
13 avril 2026

Édito | Changements en série à la tête des compagnies aériennes [Par Jean-Louis Baroux]

Ces événements m’ont poussé à me poser la question si l’Afrique et le Maroc subissent un jour le revers de la médaille de l’interdépendance avec l’UE si jamais ils s’obstinent à s’affranchir définitivement de cette organisation politico-économique sui generis européenne et de leurs anciennes métropoles comme c’est le cas des pays du Sahel.  
13 avril 2026

Éclairage | L’Interdépendance Nord-Sud entre complémentarité et instrumentalisation : les relations Maroc-Europe (2000-2025) [Par Pr. El Hassane Hzaine]

À Gogounou, dans le département de l’Alibori, les cours d’écoles ont connu leur plus forte affluence aux toutes premières heures de la matinée. Dans cette région septentrionale où le pastoralisme rythme le quotidien, l’objectif premier des habitants était de devancer la montée des températures. « Je suis venu m’aligner depuis 6h30. Avec le soleil qui frappe vite ici, il vaut mieux voter à la fraîche. Comme il n’y a pas d’activité au champ aujourd’hui, je vais juste rentrer m’occuper de mes bêtes à la maison », explique Orou, éleveur, l’index marqué par l’encre indélébile.
13 avril 2026

Bénin | Élections : affluence soutenue dès la mi-journée

Facebook X (Twitter) LinkedIn RSS
lundi 13 avril 2026
Récemment :
  • Édito | Changements en série à la tête des compagnies aériennes [Par Jean-Louis Baroux]
  • Éclairage | L’Interdépendance Nord-Sud entre complémentarité et instrumentalisation : les relations Maroc-Europe (2000-2025) [Par Pr. El Hassane Hzaine]
  • Bénin | Élections : affluence soutenue dès la mi-journée
  • Parution | Ouvrage : Réinventons-nous ! Le nouvel essai de Jamal Belahrach
  • Moyen-Orient | Détroit d’Ormuz : vers la mise en place d’un blocus naval annonce Donald Trump
  • Mauritanie | FMI : un nouvel accord de 42 mois pour consolider la stabilité et soutenir la croissance
  • Libre-échange | Commerce intra-africain : vers un bond historique à 230 milliards de dollars en 2026
  • Burkina Faso | Offensive économique : l’Etat accélère sa mue pour séduire les investisseurs
S'abonner
RSS Facebook X (Twitter) LinkedIn Bluesky
AfrimagAfrimag
  • Actualité
    • Accord de paix
    • Banque & finance
    • Benjamin Netanyahu
    • Climat
    • Crise économique
    • Donald Trump
    • Economie
    • Etats-Unis
    • Guerre
    • Iran
    • Israël
    • Maroc
    • Mohammed VI
    • Politique
    • Pétrole
    • Russie
    • Ukraine
  • Banque & finance
    • Assurance
    • Banque
    • Finance
    • Marchés financiers
  • Entreprise
    • Aéronautique
    • Agribusiness
    • Agriculture
    • Automobile
    • BTP
    • Création d’entreprise
    • Défense
    • Droit des affaires
    • Droit du travail
    • Energie
    • Grande distribution
    • Industrie
    • Informatique
    • Management
    • Média
    • Mines
    • Oil & Gas
    • Santé
    • Tech
    • Télécommunication
    • Tourisme & hôtellerie
    • Transports & logistique
    • Les grands entretiens
  • Economie
    • Budget
    • Consommation
    • Emploi
    • Fiscalité
  • Politique
    • Coups d’Etat
    • Diplomatie
    • Election
    • Partis politiques
  • Sciences & environnement
    • Sciences
    • Environnement
    • Climat
    • Développement durable
    • Eau
    • Ecologie
    • Matières premières
    • Transition énergétique
  • Société
    • Alternative et management
    • Art & histoire
    • Culture & religions
    • Education
    • Femme
    • Sciences & environnement
    • Sports
  • Monde
    • Afrique du Nord
      • Algérie
      • Égypte
      • Libye
      • Maroc
      • Tunisie
    • Afrique de l’Ouest
    • Afrique Centrale
    • Afrique de l’Est
    • Afrique Australe
    • Amériques
    • Europe
    • Asie – Pacifique
    • BRICS
    • OCDE
    • Union Africaine
    • Asean
Afrimag
Accueil - Art & histoire - Tribune | Niger : Sultanat de l’Ader, l’histoire glorieuse de trois siècles de royauté [Par Moustapha Kadi Oumani]

Tribune | Niger : Sultanat de l’Ader, l’histoire glorieuse de trois siècles de royauté [Par Moustapha Kadi Oumani]

La rédactionPar La rédaction27 août 2025 Art & histoire
Facebook Twitter LinkedIn Bluesky
Origine de Muhammed Agabba, Sultan de l’Ader Sur la base des fonds d’archives familiales issues de la chefferie d’Illéla et des nombreux écrits, notamment du professeur Djibo Hamani, «L’Adar précolonial, contribution à l’étude de l’histoire des États Hausa,» l’ouvrage du capitaine Yves Urvoy, «Histoire des populations du Soudan central» et des manuscrits authentiques et inédits dont beaucoup ne sont pas disponibles en langue française, Muhammed Aggaba créa le sultanat de l’Ader au XVIIème siècle. Il est le descendant du premier sultan de l’Aïr, Yunus, fils de Tagag Tahanna-zaneit, sœur de Ahinaç, d’origine turque. Selon les écrits, le sultan Ottoman Yildirim, premier Bayezid envoya son fils Yunus de la famille de Aghaïni et de Ta’azarete dans l’Aïr à la demande d’une délégation de cinq tribus touarègues sandales, parties demander au sultan de Constantinople une protection.

Il était une fois l’histoire fabuleuse du Sultanat de l’Ader. Une chefferie traditionnelle pour ce qu’elle a pu apporter à l’histoire de l’humanité. Elle reste encore très vivace au Niger et dans les pays voisins. Curieusement, on ne retrouve pas ses traces dans les programmes d’enseignements secondaires parce que des populations et civilisations africaines ont participé activement et vaillamment à construire chez elles une admirable histoire d’un puissant sultanat ! Son créateur, Muhammed Agabba, conquit avec bravoure son immense territoire dans l’honorabilité et la respectabilité

Moustapha Kadi Oumani, Membre du Conseil national de régulation de l’Autorité de régulation et de sûreté nucléaire du Niger : «Questions d’énergie au cœur des enjeux de développement»  
Moustapha Kadi Oumani

 

Origine de Muhammed Agabba, Sultan de l’Ader

Sur la base des fonds d’archives familiales issues de la chefferie d’Illéla et des nombreux écrits, notamment du professeur Djibo Hamani, «L’Adar précolonial, contribution à l’étude de l’histoire des États Hausa,» l’ouvrage du capitaine Yves Urvoy, «Histoire des populations du Soudan central» et des manuscrits authentiques et inédits dont beaucoup ne sont pas disponibles en langue française, Muhammed Aggaba créa le sultanat de l’Ader au XVIIème siècle. Il est le descendant du premier sultan de l’Aïr, Yunus, fils de Tagag Tahanna-zaneit, sœur de Ahinaç, d’origine turque. Selon les écrits, le sultan Ottoman Yildirim, premier Bayezid envoya son fils Yunus de la famille de Aghaïni et de Ta’azarete dans l’Aïr à la demande d’une délégation de cinq tribus touarègues sandales, parties demander au sultan de Constantinople une protection. Sur autorisation du roi, son fils Yunus partit au pays A’aren çattafane, une ville du Fezzan (localité de Bilma) en compagnie de 400 guerriers pour prendre le contrôle de l’Aïr de 1405 à 1424. Il fut successivement remplacé par Ag Assane et ses frères, tous fils de Tagag Tahanna-zaneit. Le nom «Agadez» daterait de cette époque et dériverait de Tagadez, qui veut dire : «visite.» Les premiers dirigeants menaient une existence nomade à Assodé dans le centre de l’Aïr, puis à Tadeliza qu’ils abandonnèrent pour s’établir à côté de la marre de Tin Chamane près de la ville d’Agadez. Les successeurs s’installèrent sur les territoires de l’actuel nord-Niger et fondèrent le sultanat de l’Aïr. La région du Kawar, faisait partie du Sandjak du Fezzan dans l’empire Ottoman turc en 1400. Ce sont les descendants de cette lignée qui sont désignés «Istanboulawas.» Ils règnent de nos jours aux trônes des chefferies d’Agadez, Illéla, Doguéraoua,Tamasqué et Doundayé au Nigeria. Muhammed Agabba, conquit le roi Kanta de Kébi. Avant le XVIIème siècle, l’actuelle région de Tahoua, fut appelée «région des Azna» ou «Aznan ramous,» sous la domination du roi de Kébi(actuel Argungu du Nigéria), dirigée par Muhammad Kanta.

Vers 1674, Muhammed Aggaba, conduisit une guerre victorieuse contre le souverain de Kébi. Le sultan Agabba, passa de statut de prince au héros de la guerre. Après cette victoire, le peuple Azna l’accueillit avec enthousiasme : «nous sommes ravis que tu sois venu à nos côtés,» clamèrent-ils. Il accéda très jeune au trône. La région prit la dénomination de «Adel» qui signifie Adar, en Tamasheq (une zone ravinée géographiquement). Le jeune sultan Agabba régit son royaume qui s’étendait de Kébi au Nigeria à l’actuel Ader, de manière stratégique et imposa la paix et la sécurité. Sa polyvalence et sa logistique permettraient aux cavaleries de s’adapter à tous les milieux. L’expérience guerrière de Agabba fut le fruit d’une participation active dans plusieurs guerres. Il eut pour objectif de travailler pour le progrès et le bien-être de ses administrés, et fut l’un des rois le plus riche de la contrée. Il arriva à faire du royaume un modèle et un pôle d’attractivité économique. L’action de Muhammed Agabba dans le domaine militaire qu’idéologique eut durablement marqué la société touarègue. Son règne atteignit la prospérité du sultanat pendant près d’un siècle. Il ne tolérait aucune défaite, aucune erreur. En 1689 commença un nouvel épisode de la lutte contre les Gobirs, qui se termina par la victoire des Touaregs. Une importante caravane de Kel-Air, guidée par Saley, frère d’Agabba revenant du Kebbi, fut attaquée et pillée par les Gobirs, dans la localité nord-ouest de l’actuel Madaoua. Le désastre fut complet, et les Touaregs durent s’enfuir à pied avec leurs seuls vêtements dans l’Ader. Agabba partit lui-même venger cet affront. «Dieu donna à Aggaba, contre les coupeurs de route, une victoire complète.» «Il détruisit leurs villages, pilla et ramassa toutes leurs richesses et emmena en captivité leurs enfants et femmes. Il leur fit ainsi plus fort et plus grand qu’ils en avaient fait à son frère Saleh.» Le sultan Agabba envoya quelques-uns des captifs vers les villes du Touat et d’autres au Fezzan. Il en garda le restant de ceux-ci dans sa cité. Après cette cuisante défaite, les Gobirs capitulèrent.

Retour de Muhammed Agabba au sultanat de l’Aïr

A la fin de la stabilisation du royaume qu’il érigea en sultanat de l’Ader, Muhammed Agabba décida de retourner à Agadez pour poursuivre ses expéditions. Après la mort de son père El Mubareck dans la nuit du dimanche, Mohammed Agabba, son fils ainé prit le pouvoir en cette même nuit avant l’apparition de l’aube. Il fut intronisé sultan de l’Aïr qu’il dirigea pendant trente-quatre ans avant de repartir dans l’Ader gouverner le royaume pour une seconde fois. En 1702 et 1703, divers combats avaient éclaté à Chawwouzni, Eç-Çatour et Tazmak. En 1703, de nouveaux troubles éclatèrent obligeant Agabba à se retirer à In-Gall. La même année, un combat intervenait à Takarkar et un accord de paix fut signé à Anoumarane. Le combat de Djikat eut lieu en 1711 et celui d’In-Gall en 1712. La ville d’Assodé est prise par le sultan en 1713, les habitants s’étant soulevés. La vision de cet homme, très courageux et fort, l’inspira à envoyer le Fqih Ayyoub Ben Mohammed Baba, le fqih El-Derfane, Ibn El Azmane, Abou’l Qasim Ben Moallam, et Abd El Kerim Ben Teloua, vers les Touaregs pour leur demander de faire la paix entre eux. Cette paix fut acceptée dans la montagne des Tarouadjis. A l’époque, Muhammed Agabba eut l’une des armées les plus coriaces dotées d’une détermination démesurée. Une crise survint entre le palais et les notables. Un désaccord avec son frère vit le jour. En raison de son âge, Agabba fut renversé par son frère Mohammed El Amine, qui régna neuf mois, et qui fut détrôné à son tour par son frère El Ouali, chassé lui-même au bout de quatorze mois par Mohammed El Moumine en 1724. Celui-ci, neuf mois après, en 1724-1725, fut remplacé par Mohammed Ag Aïcha, fils de Muhammed Agabba, qui régna pendant dix ans.

A lire également -  Tribune | Le futur porte-avions français ne portera pas le nom de « l’homme qui rallia l’Afrique à De Gaulle », Félix Eboué… [Par Gilles Djéyaramane]

Arrivée de Muhammed Agabba au sultanat de l’Ader

En 1721, intervient la destitution de Muhammed Aggaba du trône du sultanat de l’Aïr. Pour éviter le soulèvement des tribus dépendantes du sultanat, les sages recommandèrent aux deux frères de s’entendre sur l’héritage en suggérant à Muhammed Agabba de retourner s’installer dans l’Ader, pays qu’il avait conquis trente-sept ans auparavant et où les Itissines étaient installés. Il s’y rendit alors, en compagnie des tribus de certains groupes ethniques comme les Illissawans, Tawantakass et Tazgamawa qui lui sont restés fidèles. A son retour dans l’Ader, le Prince conquérant réorganisa son sultanat en quatre secteurs dans lesquels on retrouve les localités de Bouza, Keita, Déoulé, Tahoua, Illéla, Bambeye, Garhan ga, Tamaské, Kalfou et une partie de Dogaraoua. Les quatre secteurs étaient structurés de la manière suivante : le secteur de Keita-Tamaské, dirigé par les Illissawan (actuels cantons de Tamaské et de Keita). Le chef de secteur porte le titre de Amattaza, nom que porte l’actuel chef de canton de Keita ; le secteur d’Alamtei, dans lequel sont localisés les départements actuels de Keita, Tahoua et Bouza ; le secteur de Serkin Magori et de ses vassaux basés à Déoulé, ville des «Magorawa»située dans l’actuel département de Bouza. Le chef de canton de Déoulé porte toujours le titre de Sarkin Magori, et sa région s’étend jusqu’au département de Madaoua ; le secteur centre qui s’étend de l’ouest de Keita à l’actuel département d’Illéla et allant jusqu’à la zone de Guidan Idder, (Canton de Dogaraoua). Agabba créa de ce fait un Etat rival de l’Aïr, avec une nouvelle capitale Birni Ader, et un clan de privilégiés, les Lissaouanes. Il étendit son influence jusqu’à l’Aréwa et le Kourfeye. Il régna tranquillement sur son sultanat jusqu’à sa mort, en 1738. Son règne engendra une nouvelle dynastie des Sarki Ader. C’est ainsi que depuis la fin du XVIIème siècle, la lignée de Muhammed Aggaba s’est installée à la tête de l’Ader Doutchi qui prit comme capitale, dans un premier temps, Birni Ader, non loin de Dareye (actuel canton de Garhanga) et dans un deuxième temps à Azao (située à 10 km environ d’Illéla), et enfin dans un troisième temps à Illéla. Trois siècles durant, les membres de cette famille se sont succédé à la tête du royaume.

A lire également -  Tribune | Le futur porte-avions français ne portera pas le nom de « l’homme qui rallia l’Afrique à De Gaulle », Félix Eboué… [Par Gilles Djéyaramane]

La réhabilitation du sultanat de l’Ader s’impose

Les héritiers de Muhammed Agabba avaient conscience de l’impact que pouvait avoir l’emprise des colons sur leurs territoires et, face à cette situation qui pouvait remettre en cause leur mode de vie, des mouvements de résistance contre la colonisation virent le jour, (refus de rencontrer les colons français, drame humain sans précédent à Libatan qui occasionna des milliers de morts). Les colons réquisitionnèrent toutes les armes du sultanat pour une destination inconnue. Une fois encore, un héritage national dilapidé. Le sultanat de l’Ader fut injustement réorganisé en canton (une nouvelle appellation des colons Français) en 1900 avec l’arrestation et l’emprisonnement du Sultan Attou Wachar. La raison avancée est le refus de collaboration avec ses représentants dans le cadre de la constitution du stock alimentaire dans le territoire qualifié de grenier du Niger. C’est aussi l’occasion saisie par le colon pour destituer le Sarki Ader Boubé. Lorsque la colonisation étendit sa domination, c’est toujours avec la dynastie des Sarki Ader (descendants du sultan Agabba) qu’elle avait composé parce qu’elle ne trouvait aucune alternative. Le Sarki Ader d’Illéla occupe aujourd’hui le territoire de deux départements : Illéla et Bagaroua, demeurant l’unique exemple au Niger où les frontières d’un canton sont confondues à celles de deux départements distincts. Depuis cette réorganisation, le canton a été administré par les Sarki Ader Attou Wachar, Boubé Wachar, Oumani Attou, Kadi Oumani, et Yacouba Habibou qui sont les arrières petits fils du sultan Muhammed Aggaba. Plusieurs tentatives de réhabilitation du sultanat ont été enregistrées : d’abord, sous le commandement du capitaine Broun, une tentative de restauration du sultanat de l’Ader fut proposée. A cette occasion, il avait été demandé au Sarki Ader, Oumani Attou, de désigner ses frères à la tête des nouveaux cantons qui seront créés dans le territoire qu’il dirige ; mais, en raison de son attachement à l’unité de son territoire, il rejeta catégoriquement l’offre. Ensuite, au cours d’un important débat à la plénière de l’Assemblée nationale de la première République sur la création de la province de Tahoua, les 50 députés avaient estimé que, pour une question de bon sens, si le canton d’Illéla, berceau de l’histoire de l’Ader, n’est pas érigé en province, aucune autre localité ne pourrait l’être dans cette région. De plus, à l’amorce de la décentralisation, les débats ont montré que Ader et Maggia ont toujours formé un tandem. Si l’appellation «région de l’Ader» était maintenue, il va falloir transférer la capitale de la région de Tahoua dans la ville d’Illéla, afin de coïncider avec la référence historique. Ledit débat a été abandonné pour s’accorder au maintien de la dénomination «région de Tahoua.» Après la visite officielle du président français, Jacques Chirac, il écrit, le 30 octobre 2003 à Elhadji Kadi Oumani, une lettre où il a témoigné au chef de province de l’Ader «sa satisfaction pour l’accueil qui lui a été réservé et le témoignage d’amitié à l’égard de la France.» Le président Chirac, se référant aux archives de l’administration française, a relevé que le Sarki Ader, était bien le chef de province d’Illéla, selon la documentation de l’administration française. Il ressort de ces faits et événements que la transformation du canton d’Illéla en sultanat, n’est qu’un acte juste et une reconnaissance de nos valeurs ancestrales au moment où plusieurs pays africains s’inscrivent dans cette dynamique. L’histoire retiendra le souvenir de cette décision héroïque et les noms des restaurateurs de nos valeurs ancestrales. Une décision qui s’inscrira dans une tendance en cours dans de nombreux pays en Afrique, où des hauts dirigeants tiennent à ce que les citoyens n’oublient point les faits marquants de leur histoire. En Ouganda, le Président Yoweri Museveni avait pris la sage décision de restaurer un ancien royaume détruit par les colons anglais il y a un siècle. Nous sommes convaincus qu’un jour ce sultanat de l’Ader sera de nouveau réhabilité au Niger. Un dicton n’enseigne-t-il pas qu’un peuple sans histoire est un peuple sans âme ?

Par La rédaction, Comité Éditorial - Casablanca
 205-206Niger Muhammed Agabba Colonisation Patrimoine Pouvoir

Sur le même sujet

En mars 2026, TV5MONDE frappe fort avec le lancement mondial exclusif de sa nouvelle série événement : Une femme à Kosyam. Disponible depuis le 4 mars en exclusivité sur la plateforme TV5MONDE+ et depuis le 8 mars sur TV5MONDE qui est le 1er diffuseur exclusif mondial (canal 42 du bouquet Canal+Afrique), cette fiction ambitieuse s’impose déjà comme l’un des
8 avril 2026

Thriller | Une femme à Kosyam sur TV5Monde : quand le pétrole défie la présidente

Art & histoire Actualité
Le français, paradoxalement, est devenu une langue africaine. Évolutive, créative, vivante, elle s’adapte aux diversités linguistiques locales et permet aux acteurs africains de définir leurs usages et imaginaires. L’enjeu n’est donc pas la langue elle-même, mais le cadre institutionnel qui l’entoure.  I’m just trying
30 mars 2026

Tribune | Francophonie, mémoire et puissance : un espace à réinventer [Par Benoist Mallet Di Bento]  

Archives
Emmanuel Macron a opté pour un choix inédit pour le nom du futur porte-avions français, les derniers ayant tous porté des noms en lien avec l'histoire politique et militaire française comme Charles de Gaulle, Georges Clemenceau ou le Maréchal Foch. Plusieurs personnalités dont l’ancien Général Nicolas Marchoux avaient suggéré récemment le nom du Guyanais Félix Eboué emblématique gouverneur général de l'Afrique équatoriale française.
23 mars 2026

Tribune | Le futur porte-avions français ne portera pas le nom de « l’homme qui rallia l’Afrique à De Gaulle », Félix Eboué… [Par Gilles Djéyaramane]

Art & histoire
14 mars 2026

Tribune | De Ninive à l’Afrique : la prospérité au service de la dignité collective [Par Benoist Mallet Di Bento]

Art & histoire
Interrogé dimanche lors d’une émission à la télévision par un militant du Pastef sur la relation entre les deux hommes, Sonko a déclaré dimanche que le débat serait sans objet si le Président est aligné sur son parti. «Si le Président n'est pas aligné sur son parti, même si nous gouvernons tous ensemble, nous nous trouvons dans ce que j'appelle une situation de partage du pouvoir informel,» a-t-il martelé en ajoutant qu’il est toujours possible de trouver des convergences.
3 mars 2026

Sénégal | : Sonko relance les hostilités au sommet de l’Etat  

Politique
Cette saison, dans le cadre de Fashion Week & the City, le défilé réunit quatorze talents d'Amérique du Nord et du Sud, d'Europe et d'ailleurs, reflétant la diversité et l'énergie de la mode actuelle
19 février 2026

Tribune | Mode : qui sont les nouveaux talents émergents de la Fashion Week de Londres ? [Par Kévin Lognoné]

Art & histoire
Ajouter un commentaire
Répondre Annuler la réponse

Abonnez-vous à notre newsletter

Abonnez-vous à notre newsletter

Abonnez vous à la newsletter AFRIMAG et recevez directement le résumé de l'actualité et nos analyses. Vous recevrez un mail de confirmation avec lien d'activation (vérifiez votre boite spam/notification)

Par le biais de ces formulaires,  Afrimag collecte vos données personnelles en vue d'envoyer sa newsletter quotidienne. Ce traitement a fait l’objet d’une autorisation de la CNDP sous le numéro DW-1152/2025.  Vous pouvez vous adresser à contact@afrimag.net pour exercer vos droits d’accès, de rectification et d’opposition conformément aux dispositions de la loi 09-08. Consultez notre politique de confidentialité pour plus d’informations.

Vérifiez votre boite de réception ou votre répertoire d’indésirables pour confirmer votre abonnement.

Les discussions
  • Fret maritime Casablanca dans Fret maritime : Fini, la crise de conteneurs
  • Chip Olata dans Sénégal | Tractations serrées avec le FMI sur un nouveau programme
  • kamir bouchareb st dans Gabon | Port-Gentil : la Chine s’engage dans la construction d’une nouvelle raffinerie pour relancer le secteur pétrolier
  • speed stars dans Sénégal | Inclusion financière : projet de taxation du mobile money, attention à l’effet boomerang
  • PETER dans Türkiye | Visite officielle : le Président Erdogan a reçu le Premier ministre du Sénégal, Ousmane Sonko
Les derniers articles
Cela a commencé en décembre 2025 par le remplacement surprise du Président de Qatar Airways, le fameux Al Baker, par le patron de l'aéroport international Hamad (HIA), Hamad Ali Al-Khaler. On ne sait pas quelles raisons ont poussé à la démission forcée de celui qui avait fait de Qatar Airways un acteur majeur non seulement dans sa zone, mais bien dans le monde entier.
13 avril 2026

Édito | Changements en série à la tête des compagnies aériennes [Par Jean-Louis Baroux]

Ces événements m’ont poussé à me poser la question si l’Afrique et le Maroc subissent un jour le revers de la médaille de l’interdépendance avec l’UE si jamais ils s’obstinent à s’affranchir définitivement de cette organisation politico-économique sui generis européenne et de leurs anciennes métropoles comme c’est le cas des pays du Sahel.  
13 avril 2026

Éclairage | L’Interdépendance Nord-Sud entre complémentarité et instrumentalisation : les relations Maroc-Europe (2000-2025) [Par Pr. El Hassane Hzaine]

À Gogounou, dans le département de l’Alibori, les cours d’écoles ont connu leur plus forte affluence aux toutes premières heures de la matinée. Dans cette région septentrionale où le pastoralisme rythme le quotidien, l’objectif premier des habitants était de devancer la montée des températures. « Je suis venu m’aligner depuis 6h30. Avec le soleil qui frappe vite ici, il vaut mieux voter à la fraîche. Comme il n’y a pas d’activité au champ aujourd’hui, je vais juste rentrer m’occuper de mes bêtes à la maison », explique Orou, éleveur, l’index marqué par l’encre indélébile.
13 avril 2026

Bénin | Élections : affluence soutenue dès la mi-journée

12 avril 2026

Parution | Ouvrage : Réinventons-nous ! Le nouvel essai de Jamal Belahrach

Les personnalités qui font l’actu
Elon Musk - Assimi Goita - Joao Lourenco - Akinwumi Adenisa - Donald Trump - Mamadi Doumbouya - Ibrahim Traoré - Joe Biden - Umaro Sissoco Embalo - Bassirou Diomaye Faye - Bola Ahmed Tinubu - Mohammed VI - Mohamed Bazoum - Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo - Faure Gnassingbé - Moussa Faki Mahamat - Muhammadu Buhari - Cyril Ramaphosa - Ousmane Sonko - Emmanuel Macron - Xi Jinping - Paul Kagame - Patrice Talon - William Ruto - Félix Tshisekedi - Macky Sall - Alassane Ouattara - Aliko Dangote - Vladimir Poutine - Abiy Ahmed
Facebook X (Twitter) LinkedIn
Actuellement en kiosque :

Abonnez-vous pour ne pas manquer de numéro

Au fil de l'actualité

  • Actualité
    • Accord de paix
    • Banque & finance
    • Benjamin Netanyahu
    • Climat
    • Crise économique
    • Donald Trump
    • Economie
    • Etats-Unis
    • Guerre
    • Iran
    • Israël
    • Maroc
    • Mohammed VI
    • Politique
    • Pétrole
    • Russie
    • Ukraine

Liens utiles

  • A propos
  • Informations légale
  • Confidentialité
  • Nous contacter
  • Abonnement
  • Archives

La newsletter AFRIMAG

Recevez gratuitement la revue des publications Afrimag directement dans votre Email !

Par le biais de ces formulaires,  Afrimag collecte vos données personnelles en vue d'envoyer sa newsletter quotidienne. Ce traitement a fait l’objet d’une autorisation auprès de la CNDP sous le numéro DW-1152/2025.  Vous pouvez vous adresser à contact@afrimag.net pour exercer vos droits d’accès, de rectification et d’opposition conformément aux dispositions de la loi 09-08. Consultez notre politique de confidentialité pour plus d’informations.

Vérifiez votre boite de réception ou votre répertoire d’indésirables pour confirmer votre abonnement.

Informations légales – Politique de confidentialité

Saisir au dessus et taper sur Enter pour rechercher. Taper sur Esc pour annuler.

Bloqueur de publicité actif !
Bloqueur de publicité actif !
Notre site web est rendu possible par l'affichage de publicités à nos visiteurs. S'il vous plait, désactiver votre bloqueur de publicités.