Lors d’une opération de ses forces de sécurité, Ankara a réalisé la plus grosse saisie de faux billets de son histoire. Cet argent qui devait être acheminé vers l’Afrique, a été découvert dans un entrepôt à Istanbul.
La gendarmerie turque a procédé à la saisie d’environ 1 milliard de dollars en faux billets destinés au marché africain, selon une dépêche de l’agence Reuters, citant une source officielle. Ce coup de filet a eu lieu lors d’une opération qui s’est déroulée à Istanbul. Des billets en coupures de 100 dollars ont été découverts dans un entrepôt d’un quartier commerçant de la métropole turque. Ces faux billets verts étaient destinés à être acheminés vers l’Afrique. Six personnes, dont un Ghanéen et trois Suédois ont été arrêtés et leurs domiciles ont été perquisitionnés par les forces de sécurité turques.
Considérée comme la plus importante saisie de faux billets de l’histoire de la Turquie, cette opération intervient dans un contexte où les pays africains souffrent d’une pénurie de financement alors que l’inflation reste à des niveaux élevés.
Bien que les pays africains cibles n’aient pas été détaillés, certains experts estiment que les pays africains fragilisés par une instabilité chronique et les pays du Sahel en proie au terrorisme islamiste, feraient partie de destinations de cette cargaison de faux billets verts. Le continent est en effet utilisé depuis des années comme une «machine à blanchiment» par des organisations terroristes au Sahel, en Somalie, en Libye ainsi que des groupes criminels qui pullulent un peu partout. Le Hezbollah libanais qui, en plus de la drogue qu’il déverse dans les pays du Golfe, est accusé par les services secrets internationaux d’être un des acteurs majeurs de l’industrie des faux dollars qu’il recycle dans les pays africains concentrant une forte diaspora libanaise.











