Les travaux du sommet des chefs d’Etat de l’Union africaine (UA) qui se tiendront les 27 et 28 maià Malabo (Guinée équatoriale) focaliseront sur deux thèmes brûlants : la lutte anti-terroriste et les changements anticonstitutionnels de pouvoir (coups d’Etat) qui font un retour en force sur le continent. Le Mali, le Burkina Faso, la Guinée, le Tchad et le Soudan, la liste est longue.
Les questions humanitaires, l’épineuse question du terrorisme et des changements anticonstitutionnels sur le Continent s’abreuvent l’une et l’autre, des causes et des conséquences, a relevé Moussa Faki Mahamat, président de la Commission de l’UA qui s’adressait au Conseil exécutif qui se tient la veille de la conférence des chefs d’Etats.
Le tableau brossé par le patron de la Commission de l’UA est plutôt sombre : aux conflits armés et intercommunautaires, aux effets du changement climatique sur les capacités de production agricole et sur les pâturages engendrant crise alimentaire, se sont greffés la pandémie du Covid-19 et l’impact de la guerre en Ukraine. Résultat : les populations en situation de détresse humanitaire se comptent par dizaines de millions sur le Continent.
L’Afrique compte aujourd’hui environ 113 millions de personnes ayant besoin d’aide humanitaire, dont 48 millions sont des réfugiées, des demandeurs d’asile et des déplacés internes. Tout ce monde attend des réponses concrètes de chefs d’Etat.


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