Les travaux du sommet des chefs d’Etat de l’Union africaine (UA) qui se tiendront les 27 et 28 maià Malabo (Guinée équatoriale) focaliseront sur deux thèmes brûlants : la lutte anti-terroriste et les changements anticonstitutionnels de pouvoir (coups d’Etat) qui font un retour en force sur le continent. Le Mali, le Burkina Faso, la Guinée, le Tchad et le Soudan, la liste est longue.
Les questions humanitaires, l’épineuse question du terrorisme et des changements anticonstitutionnels sur le Continent s’abreuvent l’une et l’autre, des causes et des conséquences, a relevé Moussa Faki Mahamat, président de la Commission de l’UA qui s’adressait au Conseil exécutif qui se tient la veille de la conférence des chefs d’Etats.
Le tableau brossé par le patron de la Commission de l’UA est plutôt sombre : aux conflits armés et intercommunautaires, aux effets du changement climatique sur les capacités de production agricole et sur les pâturages engendrant crise alimentaire, se sont greffés la pandémie du Covid-19 et l’impact de la guerre en Ukraine. Résultat : les populations en situation de détresse humanitaire se comptent par dizaines de millions sur le Continent.
L’Afrique compte aujourd’hui environ 113 millions de personnes ayant besoin d’aide humanitaire, dont 48 millions sont des réfugiées, des demandeurs d’asile et des déplacés internes. Tout ce monde attend des réponses concrètes de chefs d’Etat.

![Édito | L’Europe veut-elle tuer son transport aérien ? [Par Jean-Louis Baroux] C'était l'époque où les transporteurs nationaux : Air France, Lufthansa, British Airways, Alitalia, SAS, KLM et j'en passe avaient développé le premier réseau international mondial, loin devant même les États-Unis largement concentrés sur leur espace domestique. Les temps ont bien changé. Les opérateurs traditionnels n'ont pas su gérer l'arrivée des transporteurs « low costs » dans lesquels ils ont vu des ennemis au lieu de les considérer comme de fantastiques développeurs de marché.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/06/Avion--320x180.jpg)



Guinée Equatoriale![Tribune | La carte des fractures : le nexus séparatisme-exclusion -instabilité politique et risque terroriste [Par Pr. Hzaine El Hassane] Les derniers rapports des observatoires de la violence terroriste, ainsi qu'une enquête que nous avons menée, suggèrent deux constats : Primo, l'Afrique est toujours au centre de la carte des attentats des dix dernières années, et le terrorisme est le premier défi à la paix et à la sécurité africaine. Sans surprise, l'Afrique est la région la plus durement touchée, mais des parcours comme celui du Maroc montrent que le terrorisme n'est pas une fatalité et que l'africanité n'en est pas la cause. Secundo, le fléau terroriste est le résultat d'une combinaison de facteurs dont certains relèvent du niveau individuel (milieu familial, âge, éducation, caractère, enrôlement ou isolement, etc.) et d'autres du niveau macro national, qui est le niveau d'analyse choisi pour cet essai. Ni la pauvreté toute seule, ni la mauvaise gouvernance, ni les griefs ethniques, chacun dans son silo, n'expliquent ou ne déterminent ce phénomène : c'est une synergie, un nexus, qui fait qu'un pays bascule ou résiste.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/06/Les-chefs-des-agences-de-lutte-contre-le-terrorisme-se-reunissent-a-El-Jadida-450x253.jpg)





