La naissance de la future monnaie en Afrique de l’Ouest fait son chemin avec Lomé qui a émis un avis favorable lors du conseil des ministres.
Le Togo entérine le nouvel accord monétaire par lequel la France et les États membres de l’Union monétaire ouest-africaine (UMOA) ont prévu la création de la monnaie unique ouest-africaine. Raison pour laquelle, pendant le dernier conseil des ministres, un avant-projet de loi fut adopté. Aussi, le texte sollicite l’approbation du Parlement togolais pour la ratification de l’accord monétaire né après un désaveu affiché du FCFA dans la région. Pour le gouvernement, le nouvel accord dit Accord d’Abidjan « constitue une avancée majeure réalisée dans l’intégration économique et monétaire des huit pays membres de l’UMOA, en mettant en place les bases de leur adhésion à l’Eco, projet de monnaie unique de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) ».
A noter que la réforme est déjà entérinée par les parlements français (janvier 2021) et ivoirien (juillet 2021). Ensuite, viennent la suppression du compte d’opérations auquel étaient affectées les réserves de change des pays de l’UEMOA, et le retrait des représentants de la France dans les instances de la BCEAO. Il convient de rappeler que le Togo, dont la capitale a abrité le colloque international sur l’Eco en mai 2021, est jusqu’ici le seul pays à respecter les critères de convergence fixés. Assises où les divergences furent de mise avec le Nigéria qui mit son véto afin de situer le rôle de la France dans la vie après le FCFA.
Pour ce qui est de la diffusion de l’Eco, la Cedeao réunie à Accra en juin dernier, a repoussé son lancement à 2027 avec l’adoption d’un nouveau pacte de convergence de stabilité macroéconomique : une façon d’inciter les récalcitrants comme la Guinée, le Ghana et le Cap-Vert à rallier la cause d’une monnaie unique.

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