Le constructeur américain de véhicules utilitaires électriques Cenntro Inc. a annoncé, mardi 22 juillet, la signature d’un partenariat stratégique avec la société marocaine Electricove en vue d’installer une usine d’assemblage au Maroc. Un projet qui marque une nouvelle avancée pour l’électromobilité sur le continent africain
Selon les détails communiqués, l’unité industrielle aura pour mission d’assembler plusieurs modèles phares de Cenntro, notamment le Teemak et le LS450. L’objectif est de desservir à la fois le marché marocain et d’autres pays d’Afrique du Nord.
Dans le cadre de cet accord, Cenntro apportera un soutien technique complet : documentation, formation à l’assemblage et appui en ingénierie, afin d’accompagner Electricove dans le développement de capacités industrielles locales. Cette collaboration vient renforcer une relation déjà bien établie, Electricove étant le distributeur officiel de Cenntro au Maroc depuis plusieurs années.
«Ce partenariat s’inscrit dans la continuité d’une relation de longue date et constitue une étape majeure dans la promotion de la mobilité électrique dans la région,» a souligné Peter Wang, PDG de Cenntro, dans le communiqué publié par l’entreprise cotée au Nasdaq.
Retombées des accords de libre-échange du Maroc
Le projet a reçu l’approbation des autorités marocaines ainsi que le soutien d’organisations économiques locales. Il s’insère dans la stratégie nationale visant à faire du Maroc un acteur central de l’électromobilité en Afrique et dans la région euro-méditerranéenne.
Déjà doté d’un solide écosystème automobile, le Maroc attire de plus en plus d’investissements liés à la transition énergétique. Ces dernières années, plusieurs géants chinois de la fabrication de composants pour batteries, tels que CNGR Advanced Material et Gotion High-Tech, ont choisi le Maroc pour implanter leurs unités, profitant notamment des accords de libre-échange que le pays a signés avec l’Union européenne et les États-Unis.
En 2024, les exportations du secteur automobile marocain ont atteint un nouveau record, en hausse de 6,3 % à 157 milliards de dirhams, soit environ 17,4 milliards de dollars, selon les chiffres officiels. Le pays abrite déjà des constructeurs majeurs comme Renault et Stellantis, ainsi qu’un réseau dense de sous-traitants, consolidant son rôle de hub industriel stratégique pour l’Afrique et au-delà.


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