Les ressortissants gambiens seront confrontés à des mesures limitatives en ce qui concerne les visas pour entrer en territoire européen. L’annonce a été faite jeudi 7 octobre, par le Conseil de l’Union européenne.
Tous les Gambiens souhaitant de se rendre en Europe seront désormais obligés de présenter tous les documents relatifs à la requête de visa, et ne profiteront donc plus des facilités existantes dans le traitement de leurs demandes. Elles auront également obligation de se soumettre au délai d’attente de «45 jours», et ne pourront également plus bénéficier de «visas à entrées multiples». Quant aux détenteurs de passeports diplomatiques et autres privilèges, ils n’auront plus la possibilité d’être exemptés «des droits de visa».
Ces dispositions restrictives ont été mises en place provisoirement en réponse au refus de Banjul d’accueillir ses citoyens séjournant illégalement en Europe. Les autorités gambiennes avaient fait savoir le mois dernier qu’elles n’accueilleraient plus de migrants issus de l’Union européenne, évoquant des risques de “révolte sociale”. Ce, alors que l’Allemagne s’apprêtait à ramener chez eux un grand nombre de Gambiens en situation d’irrégularité sur son territoire.
Cette décision du Conseil européen à l’encontre de pays africains n’est pas la première du genre. Tout récemment, l’Algérie, le Maroc et la Tunisie se sont vus imposer des mesures restrictives similaires par la France. Paris estime que ces pays refusaient de reprendre leurs ressortissants installés illégalement sur son territoire. Le gouvernement français a décidé de réduire de 50% la délivrance de visas pour l’Algérie et le Maroc et de 30% pour la Tunisie.





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