La secrétaire américaine au Trésor, Janet Yellen, a accusé vendredi la Chine, principal créancier des pays pauvres et en développement, de faire obstruction aux efforts internationaux visant à alléger la dette de ces pays, notamment ceux du continent africain.
« L’obstacle à de plus grands progrès est un important pays créancier, à savoir la Chine », a déclaré la ministre de l’Economie et des Finances de Joe Biden, vendredi lors d’une conférence de presse au siège du Fonds monétaire international (FMI), à Washington.
« Il y a donc eu beaucoup de discussions sur ce que nous pouvons faire pour amener la Chine à la table et favoriser une résolution plus efficace de ces problèmes », a-t-elle précisé, alors que les réunions d’automne du FMI et de la Banque mondiale, qui ont également vu se réunir les G7 et G20 Finances, touchent à leur fin.
Le FMI et la Banque mondiale appellent régulièrement la Chine, premier créancier du monde, à s’engager dans la restructuration de la dette des pays pauvres et en développement à travers le cadre commun de négociation mis en place par le G20.
« Très peu de pays » demandent que leur dette soit traitée dans le cadre commun du FMI, avait souligné la ministre plus tôt dans la journée, lors d’une réunion avec ses homologues des pays de la zone euro. Parmi ceux qui l’ont fait, « la Chine est un facteur important expliquant pourquoi cela ne fonctionne pas » et Pékin « ne participe pas de manière constructive », a-t-elle dénoncé.
Les dégâts économiques provoqués par la pandémie de Covid-19 ont conduit de nombreux pays à devoir emprunter encore, avec des situations de surendettement, renforcées par la hausse des taux d’intérêts qui doit permettre de juguler l’inflation.
La situation dans les pays africains et dans d’autres pays en développement « est extrêmement préoccupante », a souligné la secrétaire au Trésor.
« Les problèmes d’endettement deviennent de plus en plus aigus pour les pays africains », a alerté Mme Yellen, qui a reconnu « l’importance de faire des progrès en vue de disposer d’un cadre meilleur et plus efficace pour résoudre le surendettement ».
L’encours total des prêts officiels chinois est évalué entre 500 et 1.000 milliards de dollars, concentrés dans les pays à revenu faible et intermédiaire, et « pas moins de 44 pays doivent désormais une dette équivalant à plus de 10% de leur PIB à des prêteurs chinois », avait précisé fin septembre un conseiller de Mme Yellen.
Avec AFP
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