La Banque africaine de développement s’apprête à tourner une page importante de son histoire. À 72h de l’élection de son nouveau président, cinq candidats issus de différentes régions du continent ont été retenus pour briguer la succession du Nigérian Akinwumi Adesina, dont le second mandat arrive à son terme
La liste des prétendants à la présidence de la Banque africaine de développement (BAD) a été officialisée à l’issue d’une réunion du Comité directeur du Conseil des gouverneurs, tenue les 11 et 12 février 2025 au siège de l’institution à Abidjan, en Côte d’Ivoire. Après une analyse minutieuse des candidatures reçues, cinq personnalités ont été retenues pour participer à l’élection prévue le 29 mai prochain, en marge des Assemblées annuelles de la BAD.
Des profils expérimentés aux parcours variés
Parmi les candidats en lice figure le Sénégalais Amadou Hott, ancien ministre de l’Économie, du Plan et de la Coopération. Il a également officié en tant qu’envoyé spécial du président de la BAD pour l’Alliance pour l’infrastructure verte en Afrique, confirmant ainsi sa familiarité avec les enjeux de développement sur le continent.
La Zambie est représentée par l’économiste Samuel Munzele Maimbo. Fort d’un long parcours au sein de la Banque mondiale, où il a notamment occupé le poste stratégique de chef de cabinet des présidents, il apporte une solide expérience internationale.
De son côté, la Mauritanie mise sur Sidi Ould Tah, ancien ministre des Affaires économiques et du Développement. À la tête de la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (BADEA) pendant dix ans, il s’est forgé une réputation de fin gestionnaire.
Le Tchadien Abbas Mahamat Tolli, ex-ministre des Finances et ancien gouverneur de la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC), figure également parmi les candidats. Son profil allie expertise macroéconomique et connaissance des institutions régionales.
Une candidature féminine venue de l’intérieur
Enfin, l’Afrique du Sud est représentée par Bajabulile Swazi Tshabalala, actuelle vice-présidente de la BAD. Cadre chevronnée du secteur financier et logistique, elle est la seule femme en lice et possède l’avantage de connaître intimement les rouages de l’institution qu’elle ambitionne de diriger.
Rendez-vous le 29 mai à Abidjan
C’est donc un quintet de haut niveau qui se disputera la présidence de la BAD. Le scrutin du 29 mai à Abidjan déterminera lequel de ces cinq leaders portera la vision de l’institution pour les années à venir, dans un contexte de défis économiques majeurs mais aussi d’opportunités à saisir pour le continent africain.
De notre envoyé spécial Miche Dare










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