Le gouvernement de droite, arrivé au pouvoir en 2022 en promettant de durcir sa politique d’immigration, a présenté récemment une série de réformes qu’il tente de faire adopter avant les élections législatives de septembre.
Parmi les critères mis en avant dans ce projet politique pour recevoir une invitation à quitter le pays : l’incivisme, ne pas payer ses impôts ou le manque de respect pour la chose publique… En somme ce que le gouvernement de droite aux affaires appelle par : «Ne pas nuire à notre pays»
Le gouvernement suédois a présenté mardi 24 mars son projet de loi imposant aux migrants de mener une «vie honnête», sous peine d’expulsion. Le gouvernement de droite, arrivé au pouvoir en 2022 en promettant de durcir sa politique d’immigration, a présenté récemment une série de réformes qu’il tente de faire adopter avant les élections législatives de septembre.
Cette nouvelle obligation faciliterait le retrait des titres de séjour des migrants. «Le respect des lois et des règles va de soi, mais il doit également aller de soi que nous fassions de notre mieux pour vivre de manière responsable et ne pas nuire à notre pays», a déclaré le ministre de la Migration, Johan Forssell, lors d’une conférence de presse.
«Si, par exemple, vous ne payez pas vos dettes, si vous ne vous conformez pas aux décisions des autorités suédoises, si vous abusez du système d’allocations, si vous obtenez un permis de séjour suédois par des moyens frauduleux… alors vous n’avez pas le droit d’être ici», a déclaré Johan Forssell. Parmi les autres exemples cités par le gouvernement figurent le fait de travailler sans payer d’impôts ou de ne pas payer ses amendes.
Le gouvernement propose aussi que les titres de séjour puissent être révoqués dans d’autres situations
«Les déclarations – c’est-à-dire ce qu’une personne dit ou exprime – ne doivent pas en elles-mêmes être considérées comme une preuve d’un manque d’honnêteté, mais elles peuvent être un indice, par exemple, de liens avec l’extrémisme violent, ce qui peut alors être un signe de défaut de moralité», a déclaré aux journalistes Ludvig Aspling, porte-parole en matière de politique migratoire du parti anti-immigration Démocrates de Suède, qui soutient le gouvernement.
Le gouvernement propose également que les titres de séjour puissent être révoqués dans d’autres situations, par exemple lorsque des migrants sont considérés comme une menace ou s’il s’avère qu’ils ont menti dans leur demande. Si elles sont adoptées par le Parlement, ces modifications entreront en vigueur le 13 juillet.
Avec AFP


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