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Afrique du Sud/Corruption : Cyril Ramaphosa au pied du mur

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Les conclusions d’un rapport accablant sur la corruption d’Etat en Afrique du Sud pendant l’ère Zuma (2009-2018), résultat de quatre ans d’enquête, ont été remises mercredi 22 juin au président Cyril Ramaphosa, qui doit maintenant décider d’éventuelles poursuites judiciaires.

Le chef de l’Etat sud-africain a promis qu’il annoncera dans quatre mois au Parlement sa décision de suivre ou non les recommandations de ce rapport explosif. Le juge Zondo, connu à Prétoria pour être en pointe dans la lutte contre la corruption, met le président au pied du mur.

1500 personnes mises en cause

Il a déjà réclamé des poursuites contre plus de 130 personnes dont d’anciens ministres. Au total, 300 témoins et près de 1.500 personnes mises en cause par la commission, ont été entendus par les enquêteurs.
Cyril Ramaphosa qui a fait de la lutte contre la corruption un cheval de bataille est attendu au tournant sur la suite qu’il entend donner à ce scandale de corruption et de détournement d’argent public estimé à plus de 30 milliards d’euros.

Accusations de corruption contre Ramaphosa himself

Les conclusions du rapport surviennent alors que le président est dans la tourmente, après des accusations de corruption autour d’une embarrassante affaire de cambriolage datant de 2020 dans une de ses propriétés, au cours duquel d’importantes sommes d’argent en liquide ont été trouvées cachées dans du mobilier. Le chef d’Etat, qui cherche à être investi par le parti au pouvoir, l’ANC, pour briguer un nouveau mandat à la présidentielle de 2024, a dénoncé des « sales coups ».

Ces conclusions arrivent également quelques jours après l’arrestation début juin à Dubaï de deux des frères Gupta, au cœur du scandale. La richissime famille est accusée d’avoir infiltré le sommet de l’Etat grâce à sa longue amitié avec Jacob Zuma.

L’actuel chef de l’Etat est lui-même sur le gril pour une présumée passivité. Certaines de ses réponses à propos de ce qu’il savait des activités de corruption ont été « opaques » et « laissent malheureusement des lacunes importantes », selon le rapport. Aurait-il pu agir à l’encontre de cette corruption ? « L’abondance de preuves dont dispose cette commission suggère que la réponse est oui », soulignent la commission d’enquête citée par l’AFP.

 

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