Le Président sud-africain, Cyril Ramaphosa, a été réélu, lundi 19 décembre à Johannesburg, pour un second mandat à la tête du Congrès National Africain (ANC), parti au pouvoir en Afrique du Sud, à l’occasion de la tenue de la 55ème Conférence élective nationale du parti.
Ramaphosa a remporté 2476 voix contre 1897 voix pour son rival l’ancien ministre de la Santé, Zweli Mkhize, selon les résultats annoncés par la Commission électorale du parti.
Environ 4.500 délégués des différentes branches de l’ANC sont en conclave, du 16 au 20 décembre à Nasrec, dans la banlieue de Johannesburg, pour choisir le président et la haute direction d’un Parti-Etat qui règne dans le pays arc-en-ciel depuis la fin du régime ségrégationniste de l’apartheid en 1994.
Leur tâche est également de désigner les 80 membres supplémentaires qui composeront le Comité exécutif national, la plus haute instance décisionnelle du parti entre les conférences.
Mais au regard des derniers développements politiques survenus dans le pays, cette Conférence élective bouillonne dangereusement sous toutes les variables. Les conclusions du rapport d’une Commission parlementaire indépendante enquêtant sur le scandale Phala Phala selon lesquelles le chef de l’Etat aurait pu commettre de graves violations de la loi et de la Constitution par sa possession inexpliquée d’une importante somme d’argent en devise ont chamboulé la donne politique et crée du suspens.
Ramaphosa a échappé la semaine dernière à un vote de destitution au Parlement, les députés de l’ANC majoritaire ayant fait corps autour de lui pour le protéger.
Avant la publication de ce rapport accablant, qui a recommandé d’entamer la procédure de destitution de Ramaphosa, les différentes branches de l’ANC s’étaient réunies et plus de 2 000 délégués avaient désigné Ramaphosa au poste de leader du parti, suivi de l’ancien ministre de la Santé, Zweli Mkhize, qui était également en lice pour la présidence de l’ANC.
Mkhize, lui-même, mis en cause dans une affaire de détournement
Mkhize a été mis en cause dans une affaire de détournement de millions d’euros, dans le cadre d’un contrat irrégulier avec Digital Vibes, une société de communication chargée d’une campagne de sensibilisation contre la pandémie de la Covid-19.
Les élections aux postes des six principaux responsables du Conseil Exécutif du parti se font au scrutin secret, le vainqueur étant déterminé à la majorité simple, ce qui signifie que celui qui a le plus de voix remporte l’élection. Alors que l’ANC a déjà publié la liste des candidats nommés pour les six premiers postes, les délégués auront le dernier mot le jour J de choisir leurs représentants au sein du NEC.





Afrique du Sud
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