La fintech sud-africaine Lula vient de décrocher un financement majeur de la Société financière internationale (SFI). Ce prêt en monnaie locale doit permettre d’élargir l’accès au crédit pour les micro et petites entreprises, maillon vital mais encore sous-financé de l’économie sud-africaine.

La SFI a annoncé, mardi 11 novembre 2025, l’octroi d’un prêt de 170 millions de rands (environ 10 millions de dollars) à Lula, une fintech spécialisée dans les prêts numériques non garantis destinés aux micro et petites entreprises.
Selon Trevor Gosling, directeur général et cofondateur de Lula, cette enveloppe servira à «accorder davantage de fonds de roulement à un plus grand nombre d’entreprises,» soutenant ainsi leur croissance et leur pérennité. Près de 80 % du montant sera consacré en priorité aux micro et petites structures.
Une fintech bâtie sur l’inclusion financière
Fondée en 2014 par l’ingénieur chimiste Neil Welman et le comptable Trevor Gosling, Lula place l’inclusion financière au cœur de son modèle. L’entreprise propose des solutions de financement et des services bancaires 100 % numériques, rendus possibles par une forte orientation technologique.
Pour évaluer les demandes de crédit, Lula s’appuie sur des algorithmes de notation avancés intégrant des données alternatives, bien au-delà des relevés bancaires traditionnels. Ce dispositif lui permet d’octroyer rapidement des prêts de fonds de roulement non garantis.
Fait notable : 90 % des clients de Lula empruntent pour la première fois, illustrant la capacité de la fintech à toucher un public longtemps ignoré par les institutions financières classiques.
Un enjeu crucial pour l’économie sud-africaine
Les micro, petites et moyennes entreprises (MPME) sont essentielles au tissu économique sud-africain : elles représentent 34 % du PIB et génèrent 60 % des emplois. Pourtant, seules 5 % d’entre elles ont accès à un crédit bancaire formel.
Ce déficit de financement constitue l’un des principaux freins à leur croissance. L’intervention de la SFI vise justement à combler cette lacune, en soutenant des acteurs capables d’élargir l’offre de crédit.
Un partenariat SFI–Lula qui se renforce
Ce nouveau financement s’inscrit dans la continuité d’une relation déjà ancienne. En 2019, Lula avait bénéficié d’un premier soutien de 6,5 millions de dollars de la part de la SFI, en partenariat avec Quona Capital, afin de renforcer son bilan et d’étendre son portefeuille de prêts.
Avec cet accord de 170 millions de rands, la SFI confirme sa confiance dans la capacité de la fintech à transformer durablement l’accès au crédit pour les petites entreprises sud-africaines.





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