Le 20è Forum AGOA, la Loi sur la croissance et les opportunités économiques en Afrique, s’est ouvert, jeudi à Johannesburg, avec pour objectif ultime d’examiner les moyens devant permettre de renforcer les investissements et liens commerciaux entre les Etats-Unis et l’Afrique.
Initié cette année sous le thème «Établir des partenariats pour élaborer un programme résilient, durable et inclusif», l’événement rassemble trois jours durant (du 2 au 4 novembre) des responsables américains et des ministres du Commerce de plusieurs pays africains éligibles, ainsi que des représentants d’organisations économiques, syndicales et de la société civile.
AGOA, un forum pour les États-Unis de renforcer davantage le partenariat économique avec l’Afrique
L’AGOA, une loi adoptée par le Congrès américain, offre à divers pays d’Afrique subsaharienne qui répondent à certains critères d’éligibilité un accès préférentiel au marché américain pour plus de 1 800 articles spécifiés. Cet accès n’est accordé qu’aux marchandises qui réussissent un « test d’origine », exigeant que les marchandises soient entièrement produites ou substantiellement transformées dans un pays bénéficiaire de l’AGOA.
Le Forum constitue une plate-forme essentielle permettant aux États-Unis de renforcer davantage le partenariat économique avec les États africains, sous l’égide de la loi américaine sur la croissance et les opportunités en Afrique, approuvée par le Congrès américain en mai 2000.
Au cours de l’événement, les participants approfondiront les discussions sur la consolidation de la coopération économique et commerciale, en mettant l’accent sur la promotion d’une croissance et d’un développement économiques résilients, durables et inclusifs, notamment en encourageant les coentreprises.
Vers la prolongation de la durée de vie de l’AGOA
L’avenir de l’AGOA sera ainsi au centre de l’attention de ce sommet, après que les responsables américains ont déposé un projet de loi visant à prolonger sa durée de vie. Plus tôt en octobre, le Sénateur américain John Kennedy a présenté la loi d’extension de l’AGOA de 2023.
Aux termes de ce projet de loi, la législation américaine serait prolongée de deux décennies supplémentaires, jusqu’en septembre 2045. Le Congrès américain a prolongé l’AGOA pour la dernière fois en 2015.
Certains pays africains estiment qu’une prolongation de l’AGOA au-delà de 2025 devrait promouvoir les investissements étrangers en Afrique et offrir des avantages mutuels aux États-Unis et aux pays africains. Cette extension, arguent-ils, soutiendra davantage la Zone de libre-échange continentale africaine, couvrant 54 pays et 1,4 milliard d’habitants.
En plus du Forum formel de l’AGOA, l’évènement comprend aussi un forum des ministres africains du commerce, un forum du secteur privé, un forum syndical et un forum de la société civile. Figurent aussi au programme une foire industrielle et une exposition d’histoire, de cinéma et de musique africaine.
Actuellement, 35 pays d’Afrique subsaharienne sont bénéficiaires des avantages de cette Loi américaine. Pour être admissible, un pays doit d’abord être éligible au programme du Système de préférences généralisées (SPG). Ce système s’applique à 3400 produits provenant de pays bénéficiaires désignés, ainsi qu’à 1450 produits supplémentaires provenant des pays les moins avancés.
![Édito | Ça bouge dans le transport aérien [Par Jean-Louis Baroux] Le meilleur exemple est encore fourni par Emirates. Elle vient de publier ses résultats pour l’exercice 2025 / 2026 qui s’est terminé au 31 mars de cette année. Les résultats sont impressionnants. Bien que le nombre de passagers soit en diminution de 1% avec 53,2 millions de passagers tout de même, le chiffre d’affaires progresse de 2% à 35,7 milliards de dollars et surtout le profit net atteint un niveau jamais égalé de 5,4 milliards de dollars.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/05/Djara-320x158.jpg)




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