La dette publique de l’Afrique du Sud a augmenté trop vite ces dernières années et devrait atteindre 335 milliards de dollars (6.050 milliards de rands) en 2025, a révélé mercredi le ministre des Finances, Enoch Godongwana
«Nous prévoyons que la dette publique atteindra plus de 335 milliards de dollars en 2025/26, soit 75,5 % du PIB», a déclaré M. Godongwana, précisant que la dette s’élève actuellement à 287,7 milliards de dollars et que les coûts du service de la dette atteindraient 21,5 milliards de dollars au cours de l’exercice en cours.
«Nous savons que notre dette est insoutenable, car le coût du service de la dette est devenu la plus grande part de nos dépenses et il augmente plus vite que la croissance économique», a-t-il averti, estimant que l’Afrique du Sud devait gérer sa dette plus efficacement.
Le ministre a expliqué que pour faire face à ce problème, son département a pris des mesures difficiles pour réduire le déficit budgétaire, en limitant les dépenses et en maintenant la stabilité des recettes fiscales.
À moyen terme, le déficit budgétaire principal diminuera de 4,7 % du PIB en 25 à 3,4 % en 28, a-t-il précisé, soulignant la nécessité d’une croissance plus inclusive pour répondre à l’aspiration à une vie meilleure pour les Sud-africains.
L’augmentation de la dette et des coûts d’intérêt pose un grand défi pour le gouvernement sud-africain, car elle réduit sa capacité à financer des programmes essentiels de prestation de services.
La crise économique et budgétaire en Afrique du Sud se fait de plus en plus sentir, exacerbée par trois problèmes cruciaux : la corruption, la criminalité et l’inscription du pays sur la liste grise du Groupement d’action financière (GAFI).
![Tribune | La carte des fractures : le nexus séparatisme-exclusion -instabilité politique et risque terroriste [Par Pr. Hzaine El Hassane] Les derniers rapports des observatoires de la violence terroriste, ainsi qu'une enquête que nous avons menée, suggèrent deux constats : Primo, l'Afrique est toujours au centre de la carte des attentats des dix dernières années, et le terrorisme est le premier défi à la paix et à la sécurité africaine. Sans surprise, l'Afrique est la région la plus durement touchée, mais des parcours comme celui du Maroc montrent que le terrorisme n'est pas une fatalité et que l'africanité n'en est pas la cause. Secundo, le fléau terroriste est le résultat d'une combinaison de facteurs dont certains relèvent du niveau individuel (milieu familial, âge, éducation, caractère, enrôlement ou isolement, etc.) et d'autres du niveau macro national, qui est le niveau d'analyse choisi pour cet essai. Ni la pauvreté toute seule, ni la mauvaise gouvernance, ni les griefs ethniques, chacun dans son silo, n'expliquent ou ne déterminent ce phénomène : c'est une synergie, un nexus, qui fait qu'un pays bascule ou résiste.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/06/Les-chefs-des-agences-de-lutte-contre-le-terrorisme-se-reunissent-a-El-Jadida-320x180.jpg)




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