La présidence algérienne a annoncé, dimanche 15 janvier dans la soirée, une visite d’Etat en France d’Abdelmadjid Tebboune en mai prochain. Ce sera la première visite du Chef de l’Etat algérien dans l’Hexagone depuis son arrivée au pouvoir en 2019 qui traduit une certaine décrispation des relations entre Paris et Alger.
Selon un communiqué publié par la présidence algérienne, « la date de la visite a été fixée au cours d’un entretien téléphonique dimanche, entre le président Tebboune et son homologue français, Emmanuel Macron ; les deux dirigeants ont également discuté de la visite d’Etat que le Chef de l’Etat effectuera en France, visite qu’ils ont fixée pour le mois de mai prochain ».
Pour les observateurs politiques, cette première visite du président algérien en France est aussi le signe du climat de détente qui entoure désormais les relations entre les deux pays, des relations marquées souvent par des tensions provoquées par le régime algérien qui exploite de manière obsessionnelle le passé colonial de la France en Algérie.
Le premier mandat de Tebboune a d’ailleurs été marqué par plusieurs remous dans les relations avec Paris, en raison de dossiers liés à l’ère coloniale ainsi que de questions relatives à l’immigration. Emmanuel Macron vient de déclarer dans une interview au « Parisien » que son pays ne demandera jamais pardon à l’Algérie.
En août dernier, le chef de l’Etat français s’est rendu en Algérie afin « d’ouvrir une nouvelle page » dans les relations entre les deux pays. Cette visite a abouti à une déclaration conjointe sur l’entente des deux parties sur un ensemble d’accords liés au dossier de la mémoire et du passé colonial français dans le pays, ainsi qu’à la coopération dans les domaines de la sécurité, de la défense, de la politique étrangère et de l’économie.






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