Luanda vient de réaliser une «bonne affaire» grâce à un reprofilage d’une partie de sa dette sur un marché pas tout à fait remis des effets de la hausse des tarifs douaniers de Donald Trump envers la Chine
L’accord de swap conclu avec JP Morgan, connu sous le nom de Total Return Swap, porte sur deux tranches de 600 millions de dollars et 400 millions de dollars. «Le prêt reprofilé coûtera 9 % moins cher que les conditions initiales adossées au même emprunt conventionnel», indique un communiqué du ministère des Finances cité par Reuters
Luanda jubile, le gouvernement déclare pouvoir disposer d’une marge budgétaire immédiate de 200 millions de dollars. Il a toutefois indiqué qu’il resterait prudent quant à ses projets de prêt à venir. «La situation actuelle exige beaucoup de réflexion et, en suivant cette vision, nous essaierons de faire preuve de retenue lorsque nous émettrons de nouveaux emprunts», a déclaré la ministre des Finances angolaise, Vera Esperança dos Santos Daves De Sousa.
JPMorgan n’a pas commenté le deal avec le gouvernement angolais, ni la demande faite en avril à Luanda pour une garantie supplémentaire pour le prêt. Sur le marché secondaire, l’impact a été immédiat : le cours de la première obligation à échéance 2030, qui sert de garantie au prêt de JPMorgan, est tombé de 100 cents pour un dollar fin mars à un minimum de 86 cents, avant de remonter à 95 cents la semaine dernière, rapporte Reuters.
Quant à l’obligation échéance 2032, elle se négocie actuellement avec un rendement de 12,63 %, après avoir légèrement remonté par rapport au mois dernier, mais reste toujours en territoire à deux chiffres.
La transaction réussie par l’Angola montre qu’il n’y a pas de fatalité à la soutenabilité de la dette et à l’accès au marché international des capitaux pour peu que le pays présente un risque «acceptable» par les investisseurs. C’est aussi quelque part, une réponse cinglante à tous ceux qui soutiennent que les marchés seraient «injustes» à l’égard des pays africains lourdement endettés et qu’on leur applique des taux de risque très élevés. Ils sont réunis actuellement à Lomé.
La dette publique de l’Angola reste élevée, à 62,4% du PIB estimé en 2024, selon le FMI. Entre juillet et août 2024, Luanda avait décaissé environ 1,01 milliard de dollars au titre du service de la dette. Cela représente une augmentation de 153,55% sur un an, selon la Banque centrale.

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