Longtemps à l’abri, le Bénin subit des attaques terroristes régulières contre ses forces de sécurité dans le nord du pays. Une situation qui pousse Cotonou à renforcer la coopération avec Niamey dont l’armée a une expérience avérée après plusieurs années de combat contre les groupes terroristes.
De tous les pays du Sahel touchés par le terrorisme, le Niger est le seul dont les djihadistes n’ont jamais réussi à occuper une partie du territoire.
C’est dans une volonté de mutualisation qu’il faut inscrire l’accord de coopération militaire signé avant-hier entre le Bénin et le Niger à la suite de la visite du ministre béninois délégué à la Défense nationale Fortuné Alain Nouatin à Niamey. L’accord vise à faciliter la coordination des deux pays dans le cadre de la lutte contre le terrorisme et encadrera le partage de renseignements ainsi que le déploiement d’une politique de formation visant à développer un même mode opératoire entre les armées de deux pays.
«Nous avons compris très tôt que cette bataille n’est pas la bataille d’un seul pays. Ça doit être une communauté d’actions des pays qui sont secoués par le même phénomène pour le juguler, parce qu’il ne s’estompe pas rapidement dans le temps», a indiqué le ministre à l’issue de sa réunion avec le président nigérien Mohamed Bazoum.
Le Bénin est apparu sur la carte des pays affectés par le terrorisme en 2019, avec l’enlèvement de deux touristes français et de leur guide dans le parc de la Pendjari, situé dans le Nord du pays. Depuis fin 2021, la zone est régulièrement la cible d’attaques ciblant les forces de sécurité. D’après le ministre Nouatin, des opérations conjointes pourraient bientôt être menées.





Bénin
Niger

![Tribune | La carte des fractures : le nexus séparatisme-exclusion -instabilité politique et risque terroriste [Par Pr. Hzaine El Hassane] Les derniers rapports des observatoires de la violence terroriste, ainsi qu'une enquête que nous avons menée, suggèrent deux constats : Primo, l'Afrique est toujours au centre de la carte des attentats des dix dernières années, et le terrorisme est le premier défi à la paix et à la sécurité africaine. Sans surprise, l'Afrique est la région la plus durement touchée, mais des parcours comme celui du Maroc montrent que le terrorisme n'est pas une fatalité et que l'africanité n'en est pas la cause. Secundo, le fléau terroriste est le résultat d'une combinaison de facteurs dont certains relèvent du niveau individuel (milieu familial, âge, éducation, caractère, enrôlement ou isolement, etc.) et d'autres du niveau macro national, qui est le niveau d'analyse choisi pour cet essai. Ni la pauvreté toute seule, ni la mauvaise gouvernance, ni les griefs ethniques, chacun dans son silo, n'expliquent ou ne déterminent ce phénomène : c'est une synergie, un nexus, qui fait qu'un pays bascule ou résiste.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/06/Les-chefs-des-agences-de-lutte-contre-le-terrorisme-se-reunissent-a-El-Jadida-450x253.jpg)



