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Sur le plan budgétaire, les autorités réaffirment leur volonté de poursuivre la mobilisation des recettes intérieures, la rationalisation des dépenses publiques et la gestion rigoureuse de l’endettement «afin de préserver la soutenabilité des finances de l’Etat.» Parallèlement, la cadence des investissements structurants dans l’infrastructure, les programmes d’adaptation au changement climatique, la mise à niveau des services publics et la lutte contre la pauvreté sera maintenue. Pour le gouvernement, ce sont des leviers essentiels pour améliorer la compétitivité de l’économie.

  Décidément, l’Eléphant ne faiblit pas. Dans les prévisions triennales et de programmation budgétaire présentées mercredi 3 juin en Conseil des ministres, le gouvernement projette une accélération de la croissance avec un taux moyen de 6,8 % sur la période 2027-2029. Abidjan entend «préserver la stabilité macroéconomique, soutenir une croissance durable et garantir l’équilibre des finances publiques.»

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A la différence d’obligations vertes classiques (green bonds), les « nature-bonds » canalisent directement les financements vers les entreprises et les communautés dont les activités impactent directement l’environnement. Les fonds mobilisés par Ecobank iront au soutien de petits exploitants adoptant des pratiques agricoles durables, des entreprises de transformation agricole dotées dont le processus de production n’est pas impliqué dans la déforestation, ainsi que des infrastructures hydriques protégeant les écosystèmes d’eau douce.

Le groupe bancaire Ecobank a lancé mercredi 3 juin un emprunt obligataire de 450 millions de dollars dédié au financement de la protection de la biodiversité et des écosystèmes naturels. Cette première «Obligation Nature » émise sur le continent est conforme aux caractéristiques et principes édictés par l’Association internationale des marchés de capitaux (ICMA).

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L'emprunt était structuré en deux tranches afin de répondre à différents profils d'investisseurs. La première, d'une maturité de 3 ans, offre un taux d'intérêt net de 6 %, tandis que la seconde, remboursable sur 4 ans, propose un rendement net de 6,5 %. Les revenus générés par ces obligations bénéficient d'une exonération d'impôts et de taxes au Gabon, un avantage qui a contribué à renforcer l'attractivité de l'opération.

L’Etat gabonais a bouclé avec succès son emprunt obligataire par appel public à l’épargne en mobilisant 173,5 milliards FCFA, soit 307,1 millions de dollars sur le marché financier de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC). Selon le communiqué publié mardi 2 juin par Emrald Securities Services (ESS) Bourse, arrangeur principal et chef de file principal de l’opération, « cette opération d’un montant initial de 85 milliards FCFA s’est soldée par un montant total collecté de 173, 524 milliards FCFA, ce qui représente un taux de réalisation de 204,15 % ». Cela traduit une confiance des investisseurs régionaux dans la signature du Trésor gabonais. L’emprunt était…

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Les initiatives du premier producteur mondial de cacao témoignent de la vigueur retrouvée de la demande et d'un marché qui devrait se resserrer lorsque la nouvelle saison débutera le 1er septembre. « Nous avons déjà vendu entre 950.000 et 1 million de tonnes pour la prochaine campagne, mais nous avons préféré ralentir le rythme et faire preuve de prudence », révèle une source auprès du Conseil du Café et du Cacao.

L’élan de l’excellent début de campagne cacao à l’export, 1 million de tonnes déjà écoulées dans le cadre de contrats pour la récolte 2026-27, pourrait être contrarié par le phénomène climatique El Niño attendu en juillet, s’inquiètent les professionnels de la filière et les négociants sur le marché des commodities agricoles. En effet, afin de réguler les stocks, le Conseil du Café et du Cacao (CCC), basé à Abidjan, a également relevé sa prime sur les ventes supplémentaires de zéro à 135 dollars par tonne au-dessus du prix à terme, selon des sources sectorielles citées par Reuters.

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Concrètement, la décision de l'agence de notation va se traduire par une hausse de la prime de risque adossée aux émissions du Trésor malien et aux établissements publics. Cette révision à la baisse des perspectives du risque souverain du Mali est sans surprise. Elle reflète les inquiétudes de l'agence face à « la dégradation de l'environnement sécuritaire et aux conséquences potentielles sur la stabilité de l'État et sa capacité à honorer ses engagements auprès des créanciers ».

L’agence de notation financière américaine Moody’s a abaissé, samedi 29 mai, la perspective de la note souveraine du Mali de « stable » à « négative », tout en confirmant sa note d’émetteur à long terme en devises locale et étrangère à Caa2, une catégorie d’emprunteurs à très haut risque, à deux crans du défaut de paiement.

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Cette montée de fièvre survient après un nouveau round de négociations durant lequel le gouvernement éthiopien a présenté une nouvelle offre sur les conditions de la restructuration, qui a été aussitôt rejetée par les détenteurs des euro-obligations. « La proposition révisée n'offre pas de solution de restructuration consensuelle viable », a souligné le comité, tout en indiquant qu’il reste « ouvert à l'examen de solutions alternatives.»

Le comité des détenteurs des euro-obligations de l’Ethiopie a annoncé, lundi 1er juin, que certains de ses membres envisagent de saisir la justice pour faire valoir leurs droits après le blocage des négociations sur les conditions financières de la restructuration d’un eurobond de 1 milliard de dollars, sur lequel Addis-Abeba avait fait défaut en décembre 2023.

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Cette amélioration de perspective intervient après une période de fortes tensions de liquidité sur le budget. En octobre 2024, le gouvernement congolais avait procédé à une opération d'allongement des maturités dans le cadre du Plan National d'Optimisation de la Trésorerie une opération que Moody's avait assimilée à un swap coercitif. Brazzaville avait également enregistré, début 2025, des no-show sur des échéances de la dette sur le marché régional.

Dans un communiqué, l’agence de notation financière Moody’s, a annoncé, mercredi 27 mai, le relèvement de la perspective du Trésor du Congo-Brazzaville de stable à positive, tout en confirmant sa note à long terme en devises locale et étrangère à Caa2. Moody’s explique ce réajustement par «la baisse des risques de refinancement de la dette après les opérations de swap sur la dette régionale et le retour sur le marché international de capitaux.” A cela, ses analystes ajoutent l’impact de réformes de gestion des finances publiques mises en œuvre dans le cadre du programme soutenu par le FMI.

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Ces informations révélées par le Directeur général de la Sonamines, Serge Hervé Boyogueno,  sur les antennes de la télévision publique le 25 mai dernier, font froid dans le dos et ont choqué l’opinion. Le plus grave est que la Sonamines avait alerté les autorités dès 2022, après l'exploitation des conclusions d'un rapport d'Interpol consacré à l'orpaillage illégal et aux réseaux de commercialisation clandestins en Afrique subsaharienne.

Selon les données révélées par la Société nationale des mines (Sonamines), 44 tonnes d’or ont été tracées à Dubaï entre 2021 et 2025 comme provenant du Cameroun, alors que les exportations officiellement déclarées ne totalisent que 148 kg (oui, vous avez bien lu) au cours de la même période. Ces exportations du métal jaune qui échappent à l’Etat sont évaluées à 3,4 milliards de dollars.

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Le tracteur des entreprises de presse et leur plus grande peine aussi, reste les recettes issues de leur édition-papier. Ces dernières pèsent lourd, tout en reculant année après année, et engendrent des coûts de production considérables qui plombent les résultats. Sauf exceptions, comme dans le cas du «Monde» où le digital pèse pour 52% des recettes en 2025, des Echos, où il compte pour 60% du chiffre d'affaires, où encore pour Le Figaro où il représente 50% des recettes en 2024, la transformation digitale des titres n’a pas encore produit les effets escomptés.

L’hémorragie se poursuit dans la presse écrite dans l’Hexagone. Au moins 930 suppressions de postes annoncées en quelques mois dans les grands quotidiens parisiens et régionaux, la presse spécialisée, les magazines et pour la première fois, les pure players du web sont également dans la tourmente. Cela va de licenciements aux plans de départs volontaires en passant par le non-renouvellement de postes. Et ce n’est pas fini, car c’est tout le modèle économique du secteur qu’il faut réinventer. Pour l’instant, les éditeurs n’ont pas encore trouvé la parade.

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