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L’autosuffisance alimentaire et financement des PME : l’exemple du Sénégal

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Covid, Guerre en Ukraine, accélération du réchauffement climatique… trois déflagrations qui ont bouleversé les échanges internationaux, particulièrement dans le domaine de l’agroalimentaire.

Le monde entier a commencé à se soucier de consommer local et à vouloir développer son indépendance alimentaire. Ce sujet est extrêmement sensible pour l’Afrique, un continent qui importe énormément, qui est régulièrement touché par des famines et sur lequel les effets du changement climatique se font déjà sentir avec acuité.

Indépendance alimentaire et développement économique

La très grande majorité des pays africains ont une population agricole beaucoup plus importante que dans les pays occidentaux.

On ne parle donc pas seulement de pouvoir nourrir sa population à un coût compatible avec ses revenus mais aussi de développer ou préserver l’emploi d’un secteur qui représente 62% de la population au Cameroun, 60% au Sénégal, etc.

Or de nombreux pays ont mis en place des politiques agricoles spécialisées dans quelques produits, tournés vers l’exportation, au détriment des cultures vivrières. Si cette politique permettait de générer des devises, elle était en réalité dangereuse à long terme, en augmentant la dépendance de l’économie face à des marchés volatiles que les pays africains ne peuvent pas maîtriser.

Enfin le dernier enjeu, loin d’être négligeable, est celui de la transformation des produits, du passage d’une économie « agricole » à un secteur agroalimentaire. C’est la voie qu’emprunte aujourd’hui le Maroc.

L’indépendance alimentaire : une vision d’état à long terme

Cette évolution ne peut pas se faire rapidement, et encore moins dans l’urgence d’une situation de crise.

Elle doit être le fait d’une planification étatique, Plan Maroc Vert au Maroc, Plan Sénégal Émergent (PSE) du Président Macky Sall au Sénégal, pour permettre l’orientation de la production locale vers les besoins du pays (auto-suffisance et exportation) sans se soumettre aux politiques des grandes multinationales comme le groupe Bolloré ou d’autres…

Ce cadre étatique permet de mettre en place des programmes d’aides aux entreprises locales, que cela soit des aides directes, des actions de formation, des structures d’accompagnement à la commercialisation ou des financements.

Il est complété par des actions africaines, notamment au niveau de l’Union Africaine et son PDDAA.

L’exemple du Sénégal : ressources internes et internationales

Récemment, le Président Macky Sall a réaffirmé sa priorité pour la souveraineté alimentaire en demandant de compléter le PSE par une ensemble de mesures spécifiques à l’agriculture, la Stratégie de souveraineté alimentaire du Sénégal (SAS).

Accélération des subventions, négociations avec le partenaire Indien pour pouvoir importer du riz, l’aide de l’état est plus importante, mais le rôle du secteur privé reste essentiel.

Le financement reste un goulot d’étranglement

En effet, ce secteur, qui représente 14% du PIB, ne bénéficie que de 5% de l’ensemble des prêts aux sociétés.

Cela s’explique par son éclatement en de multiples petites exploitations dont les agriculteurs n’ont ni les moyens ni les garanties nécessaires pour accéder aux financements classique.

Il semble évident qu’il ne peut pas y avoir de souveraineté alimentaire si on ne résout pas la problématique du financement des PME.

C’est là qu’intervient une banque sénégalaise comme Locafrique : en coopération avec des organismes internationaux comme l’Agence américaine pour le développement international (USAID), elle a pu ainsi lancer un produit inédit, le crédit-bail agricole, pour aider les agriculteurs à se développer.

En 2022, Locafrique multiplie son effort vis à vis des TMPE agricoles, avec un nouveau programme de 22,7 millions de dollars cofinancé à hauteur d’1,5 millions de dollars par le West Africa Trade & Investment Hub. La solution de crédit-bail permet en effet de pallier le manque de garanties.

 

 

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Un commentaire

  1. Quand les affaires marchent dans ces activités c’est l’économie du pays qui va s’en rejouir alors je suis pour les financement des commerces

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