Tous les articles qui parlent de Autosuffisance alimentaire

Cette structure crée un paradoxe bien documenté. Plusieurs pays africains importent des produits alimentaires transformés issus de cultures qu’ils produisent eux-mêmes. Selon la Banque africaine de développement, la facture des importations alimentaires dépasse 50 milliards de dollars par an et pourrait atteindre 110 milliards d’ici la fin de la décennie. Au-delà du commerce, c’est un enjeu industriel : faible transformation signifie faible captation de valeur, peu d’emplois qualifiés et une dépendance accrue aux chocs extérieurs.

L’Afrique produit, mais les fruits de son sol sont encore largement transformés ailleurs. Près de 70 % des exportations agricoles du continent sont constituées de produits bruts, selon la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED). Le cacao en est l’exemple le plus emblématique : la Côte d’Ivoire et le Ghana assurent plus de 60 % de la production mondiale, mais l’essentiel de la transformation reste localisé en Europe. Même logique pour la noix de cajou, dont environ 80 à 90 % des volumes africains sont décortiqués en Asie.

Le Burkina Faso vient de marquer l’histoire de son agriculture. Réuni sous la présidence du Chef de l’État, le Capitaine Ibrahim Traoré, le Conseil des ministres a examiné les chiffres d’une campagne qui fera date. Pour la première fois, le pays affiche un taux de couverture des besoins céréaliers de 126,4 %. Ce chiffre signifie que le Burkina Faso produit désormais bien plus que ce que sa population consomme, dégageant un excédent confortable pour la constitution de stocks de sécurité ou l’exportation régionale.

Le Conseil des ministres du 17 décembre 2025 a dévoilé les résultats provisoires d’une campagne agro-pastorale 2025-2026 hors du commun. Avec une production céréalière dépassant les 7 millions de tonnes et un taux de couverture des besoins de 126,4 %, le pays des Hommes intègres franchit une étape décisive vers l’autosuffisance alimentaire, portée par des réformes structurelles et une sécurisation accrue du territoire.

Différentes rencontres sur le développement de Madagascar ont lieu depuis un certain moment entre le Directeur général de la SMMC, Niriko Tsirenge et le ministre de l’Agriculture et de l'Elevage, François Sergio Hajarison. Celles-ci débouchent désormais à une synergie pour le développement du secteur de l’agriculture. Il s’agit du projet d’installation d’une unité de production d’engrais dans le Grand Port, révélé lors d’une visite du ministre de l’Agriculture et de l’Elevage accompagné de ses techniciens à Toamasina le 15 février 2025.

Mi-février 2025, la coopération entre la Société malgache des marchandises conventionnées (SMMC) et le ministère de l’Agriculture et de l’Elevage (MinAE) aboutit à une bonne nouvelle pour le développement du secteur agricole. Un engagement mutuel pour l’avenir du pays.

En 2025, Madagascar ambitionne de cultiver 100.000 hectares supplémentaires de riz, selon un plan adopté au Conseil des ministres tenu mercredi 8 janvier. D’après le ministère de l’Agriculture, cette initiative vise notamment à augmenter la production de riz paddy de 25 %, soit 1 million de tonnes de plus que la récolte de la campagne précédente. Si elle se réalise, cette prévision permettra à la filière rizicole malgache d’accroître sa production de riz usiné qui s’était établie à 3,2 millions de tonnes en 2023/2024, représentant environ 86 % des besoins nationaux estimés à 3,7 millions de tonnes.

Troisième producteur de riz du continent derrière le Nigeria et l’Egypte, Madagascar déploie un effort financier exceptionnel pour dynamiser la filière rizicole. L’objectif à moyen terme est d’atteindre l’autosuffisance dans la céréale et réduire, voire en finir avec les importations.