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Banques centrales : Des arroseurs arrosés !

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La hausse des taux directeurs par les banques centrales un peu partout dans le monde, commence à faire ses premières victimes. Et ce n’est pas l’inflation, contre laquelle les instituts d’émission cherchent la parade la plus efficace.

Ce sont les banques centrales elles-mêmes qui subissent l’impact de leurs propres décisions. En milieu de semaine dernière, la Banque nationale de Belgique, la BNB,  l’un des seuls instituts d’émission à être coté en Bourse, a demandé la suspension de son cours. Et pour cause : pour la première fois en 70 ans, ses comptes vont tomber dans le rouge.

Au même moment, la Banque des Pays-Bas avait prévenu qu’elle allait terminer l’année en cours avec des pertes, des pertes qui pourraient se creuser au cours des deux prochains exercices. En cause, le contrecoup des relèvements à marche forcée des taux de la Banque centrale européenne : 50 points de base en juin, et 75 pb en juillet. Des tours de vis dont les gouverneurs des banques centrales belge et néerlandaise comptent parmi les plus ardents défenseurs.

Ces quinze dernières années, les banques centrales ont bénéficié des taux très bas sur les marchés, tandis que les épargnants et les banques commerciales en ont pâti. La situation est en train de se retourner. Après avoir subi un taux de dépôt négatif pendant sept ans, les banques voient leurs réserves excédentaires placées auprès de la BCE rémunérées à 0,75 %. Or, «ces réserves excédentaires sont immenses, elles dépassent les 4.000 milliards d’euros, selon les estimations des banquiers. D’un côté, les banques centrales vont donc devoir sortir plus d’argent pour rémunérer les dépôts, et de l’autre, elles voient les intérêts versés par le portefeuille d’obligations qu’elles détiennent stagner. La roue tourne.

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