À Parakou, la cérémonie d’investiture du duo présidentiel a pris la forme d’un moment d’unité nationale. Entouré des principaux responsables de la mouvance, Romuald Wadagni a été présenté comme le candidat du rassemblement, à la fois héritier d’une vision et symbole d’une nouvelle génération qui place le collectif au cœur de l’action publique

Dès le début de son discours, le ministre de l’Économie et des Finances a donné le ton :«cette investiture n’est pas seulement celle d’un homme, d’une femme ou d’un camp politique. Elle est un moment qui appartient à toute la Nation béninoise. Aujourd’hui, nous célébrons l’unité, l’engagement et l’espérance d’un peuple tout entier.»
Parmi la foule, le message a trouvé un écho immédiat. Wadagni veut apparaître non pas comme le représentant d’un courant, mais comme le candidat du travail collectif, soucieux de rassembler toutes les énergies du pays.
Attentif au collectif
Tout au long de son parcours gouvernemental, il s’est imposé comme un dirigeant attentif au collectif, connu pour faire grandir ses équipes et pour associer sans exclusion les cadres compétents, quels que soient leurs parcours. À la tête du ministère des Finances, il a conservé les principaux responsables techniques en place, misant sur la continuité et la compétence plutôt que sur les appartenances. Cette méthode, fondée sur la rigueur et la confiance, a façonné son image d’homme d’équipe.
Soutien au tandem Wadagni—Talata
La cérémonie d’investiture en a été l’illustration. Les quatre grandes formations de la mouvance – Renaissance Nationale, Moele Bénin, Bloc Républicain et Union Progressiste le Renouveau – ont uni leurs voix pour soutenir le tandem Wadagni–Talata. Le candidat leur a rendu hommage :«merci à leurs responsables. Merci à leurs militants. Merci à leurs sympathisants ! Nous acceptons avec humilité et responsabilité ce soutien et nous vous promettons d’être dignes de cette confiance.»
Mais le mouvement dépasse désormais les frontières de la mouvance présidentielle. Selon plusieurs participants, des personnalités issues d’autres sensibilités politiques et de la société civile ont également exprimé leur soutien au candidat, séduites par sa posture ouverte et son attachement au dialogue. Ce climat d’adhésion transversale contribue à nourrir l’image d’un homme capable de fédérer largement.
Le ton de la journée était d’ailleurs à la proximité et à la fidélité. En évoquant son enfance dans la cité des Kobourou, Wadagni a eu un mot pour ses anciens camarades : «je salue au passage mes camarades de cette époque, et surtout les membres de notre petite équipe de football du quartier Ladjifarani.»
Un clin d’œil touchant, perçu comme le symbole de son sens du collectif — appris très tôt dans un sport d’équipe et resté au cœur de sa manière d’agir.
Plus loin, il a insisté : «dans un monde instable, dans une région traversée par des crises, notre plus grande force, c’est notre unité nationale. Je veux être le candidat de tous les Béninois.»
Ce samedi à Parakou, Romuald Wadagni a renvoyé l’image d’un dirigeant fédérateur, rigoureux mais accessible, soucieux de bâtir une réussite partagée. Homme de méthode, mais aussi d’écoute, il s’est affirmé comme le candidat du collectif, convaincu que la force du Bénin réside dans le travail de tous et pour tous.





Bénin

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