La décision du Mali, du Burkina Faso et du Niger de quitter le bloc économique et politique de l’Afrique de l’Ouest met fin à des décennies d’intégration régionale, laissant des millions de personnes dans le flou et risque d’aggraver la situation des trois pays dirigés par la junte.
La décision de se retirer de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao), composée de 15 membres, pourrait encore prendre du temps à mettre en œuvre, ouvrant la porte à des négociations.
Mais s’il est mis en œuvre, il risque de perturber les flux commerciaux et de services de la région, d’une valeur de près de 150 milliards de dollars par an. Cela soulève également des questions sur les millions de ressortissants des trois pays enclavés qui se sont installés dans les États voisins, le bloc autorisant les voyages sans visa et le droit de travailler. La Côte d’Ivoire à elle seule abrite plus de 5 millions d’habitants originaires du Burkina Faso, du Mali et du Niger. Le Niger partage 1 500 km de frontière avec le Nigeria et 80 % de ses échanges commerciaux se font avec ce voisin plus riche, a déclaré Seidik Abba, président du groupe de réflexion Cires, basé à Paris. Le Ghana, le Togo et le Bénin comptent également une importante diaspora nigérienne.
Créée en 1975, la Cedeao cherche à promouvoir la coopération économique et politique au sein de cette région fragmentée, qui abrite un mélange d’anciennes colonies françaises et britanniques. Le Mali, le Burkina Faso et le Niger ne représentent que 8 % du produit intérieur brut du bloc. Selon les règles de la Cedeao, quitter le bloc prend au moins un an, de sorte que ceux qui vivent en dehors de leur pays d’origine ne devraient pas faire face à des conséquences immédiates.






![Tribune | Le Nexus politique intérieure-extérieure : contraintes internes et comportement extérieur de l’Espagne envers le Maroc [Par Pr. El Hassane Hzaine] L’objet de cet article est de décrire l’évolution des relations hispano-marocaines depuis l’accession au trône de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, d’en repérer les régularités et de modéliser la dynamique des interactions en identifiant les chemins causaux qui expliquent les variations entre phases coopératives, phases conflictuelles et crises majeures. À cette fin, nous avons construit une base de données événementielle dont la méthodologie repose sur un design mixte longitudinal combinant le codage de 147 événements dyadiques hispano-marocains (2000-2026) selon deux échelles complémentaires — Goldstein (1992) et COPDAB d’Azar-Sloan (1975-1980) —, la construction d’un indice composite de stabilité gouvernementale espagnole (ISG) intégrant quatre dimensions (durée effective au pouvoir, type de majorité, cohésion de la coalition et marge parlementaire), afin de tester la corrélation entre fragmentation politique intérieure et coopération bilatérale.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/09/Maroc-Espagne--450x209.jpg)




