Ouagadougou a reçu un appui financier de la Banque mondiale afin d’accompagner l’Etat dans sa quête d’amélioration des conditions de vie des populations qui subissent les effets des multiples crises marquant le contexte national et international.
La Banque mondiale a signé avec le Burkina Faso trois accords de prêts d’un montant global de 276 milliards FCFA (près de 450 millions de dollars) destinés au financement de trois projets de développement. L’annonce a été faite par le ministère de l’Economie, des Finances et de la Prospective, avant-hier mardi 30 mai.
Dans les détails, le premier accord d’un montant de 90 milliards FCFA concerne le financement du Programme pour la résilience, la gouvernance locale et les services de base. Ce programme vise l’amélioration de la fourniture de services de base sélectionnés et la performance institutionnelle des entités publiques locales ciblées.
Le deuxième accord d’une enveloppe de 96 milliards FCFA est destiné au projet d’appui à l’entrepreneuriat, au développement des compétences et à l’adoption technologique. D’une durée de 6 ans, ce projet a pour objectif d’appuyer le gouvernement dans ses efforts d’assainissement de l’environnement des affaires afin de rendre le pays plus attractif aux investisseurs locaux et étrangers.
Enfin, le troisième d’une valeur de 90 milliards FCFA concerne la mise en œuvre du Projet de résilience et de compétitivité de l’élevage. D’une durée de 6 ans, il permettra l’amélioration de la productivité, la commercialisation et la résilience des principaux systèmes de production de bétail sédentaire pour les bénéficiaires ciblés dans les zones d’intervention du projet.
Pour Aboubakar Nacanabo, ministre de l’Economie, des Finances et de la Prospective, «l’engagement de la Banque mondiale à accompagner le gouvernement burkinabè dans sa quête d’amélioration des conditions de vie des populations qui vivent les effets des multiples crises marquant le contexte national et international est salutaire.»
Cet appui financier intervient dans un contexte où les violences terroristes dans ce pays du Sahel se sont intensifiées, entraînant des pertes en vies humaines, des déplacements des populations, ainsi que l’exacerbation de la crise alimentaire.





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