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Burkina Faso : La junte propose des élections en février 2025 !

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Le Premier ministre burkinabè, Albert Ouédraogo vient d’informer les partis politiques et les opérateurs économiques que le gouvernement propose la tenue des élections devant sanctionner la transition actuelle en février 2025.

Sans attendre l’issue des négociations avec la Cédéao, la junte maintient son agenda initial de se maintenir au pouvoir pendant trois ans. Par courtoisie, elle a quand même pris soin d’informer l’organisation sous-régionale qui se retrouve ainsi devant un fait accompli.

Selon le Premier ministre, la rencontre avec la classe politique et les acteurs économiques, vise à s’accorder sur le chronogramme qui sera soumis au médiateur de la Cédéao avant le sommet extraordinaire prévu ce dimanche 3 juillet à Accra, un rendez-vous crucial pour les militaires au pouvoir à Ouagadougou, Bamako et Conakry.

A l’issue de la rencontre, l’ancien président de l’Assemblée nationale Alassane Bala Sakandé a déclaré de manière ironique «qu’il s’agit d’un spectacle pour faire plaisir à la Cédéao ; le Premier ministre nous a fait comprendre que c’est une rencontre d’information sur la feuille de route de la transition qui nous amène à des élections en février 2025», a expliqué Sakandé dont les propos sont rapportés par l’agence Anadolu.

Le président du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP, le parti de l’ex-président Blaise Compaoré), Eddie Komboïgo, a pour sa part, affirmé «apprécier le travail qui a été fait».

Pour le porte-parole de l’Opposition non alignée (ONA), Herman Yelkouni, «nous avons pris note après avoir constaté qu’il y a un chronogramme avec des indicateurs, justifiant que si la situation sécuritaire évolue comme les indicateurs le montrent, nous pouvons évoluer vers une sortie de crise».

«Nous sommes disposés à accompagner le gouvernement pour la réussite de la transition, pour une évolution rapide des indices afin que nous puissions aboutir à des élections libres acceptées de tous», a-t-il dit.

En plus de la classe politique, le secteur privé a également été convié à cette rencontre.

Lassina Diawara, le représentant des acteurs économiques a souligné que dans la situation que vit le Burkina Faso, avec des risques de sanctions de la Cédéao, les activités du secteur privé seront fortement impactées.

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