Des tirs ont éclaté près du palais présidentiel, où des militaires s’y sont introduits alors que le pays attend toujours les résultats du scrutin de dimanche.
Des tirs étaient entendus mercredi 26 juillet en milieu de journée près du palais présidentiel de Guinée-Bissau, aux abords duquel des passants fuyaient pour se mettre à l’abri, ont constaté des journalistes de l’AFP, alors que le pays attend les résultats de l’élection présidentielle et législative, organisée dimanche. Des hommes en tenues militaires ont pris possession de la principale artère menant vers le palais.
Le camp du président sortant Umaro Sissoco Embalo et le candidat de l’opposition Fernando Dias de Costa ont chacun revendiqué la victoire mardi, alors que les résultats provisoires officiels ne sont attendus que jeudi dans ce pays coutumier des troubles politiques, qui a connu quatre coups d’État et une kyrielle de tentatives de putsch depuis son indépendance.
«Contrôle total du pays»
Des militaires ont annoncé mercredi prendre le «contrôle total du pays», «suspendre le processus électoral» et fermer les frontières, alors que le pays est dans l’attente des résultats des élections présidentielles et législatives organisées dimanche. Ces militaires se sont exprimés en lisant un communiqué au siège de l’état-major des armées dans la capitale Bissau, ont constaté sur place des journalistes de l’AFP.
Avec AFP











