Les médias burkinabés expriment depuis plusieurs semaines un mal-être profond quant à l’exercice de leur profession. La corporation ne se sent pas libre d’exercer dans un contexte tendu par la situation sécuritaire du pays ayant provoqué une sensibilité exacerbée des autorités. A coup de menaces, celles-ci poussent la presse à l’auto-censure sur les informations concernant la situation sécuritaire. «Le thermomètre n’est pas responsable de la fièvre», répond la profession.
Au Burkina Faso, les organisations professionnelles des médias ont publié un communiqué pour exprimer le sentiment de censure ressenti par les journalistes. Publié le 18 décembre, le texte exprime un certain mal-être profond d’une corporation qui a l’impression que la pratique du métier est criminalisée.
«On assiste à une remise en cause du libre exercice des professionnels des médias, avec au quotidien des menaces de sanctions de la part des autorités et une terreur exercée sur les journalistes par des groupuscules instrumentalisés au sein de la population. Il se développe un discours de haine anti-journaliste. Les derniers évènements, harcèlement du groupe Oméga Médias, suspension de Radio France internationale (RFI) menace de mort contre le confrère Newton Ahmed Barry et les journalistes de façon générale», s’inquiètent les organisations de médias à travers ces exemples non-exhaustifs.
Les professionnels des médias reprochent par ailleurs aux autorités de ne pas permettre aux journalistes de couvrir l’activité présidentielle. «Les médias, ne pouvant plus être témoins de certains évènements et se trouvent abreuvés de communiqués et de «prêts à diffuser» émanant de services de communication de la Présidence», déplore le communiqué diffusé par un groupe d’associations des journalistes du Burkina Faso.





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