Avec 96,51% des voix, le Conseil national pour la défense de la démocratie – Forces pour la défense de la démocratie (CNDD-FDD), parti au pouvoir, a réalisé un étonnant «Grand-Chelem» aux législatives du 5 juin dernier, en remportant la totalité des sièges de la future Assemblée nationale. L’annonce a été faite mercredi 11 juin par la Commission électorale nationale indépendante (CENI), citant des résultats provisoires
Aucun autre parti ou alliance d’organisations politiques n’a réussi à atteindre le seuil constitutionnel de 2% nécessaire pour obtenir une représentation au Parlement, à en croire la Commission électorale. L’Union pour le progrès national (Uprona) arrive deuxième, avec un petit 1,38% des voix, tandis que le Congrès national pour la liberté (CNL), principal parti d’opposition lors des précédentes élections, n’a recueilli que 0,58% des suffrages. Le Parlement comptera 111 députés dont 100 élus au suffrage direct, huit membres cooptés par le CNDD-FDD et trois issus du groupe ethnique minoritaire Batwa.
Ces résultats ont immédiatement été contestés par l’opposition. L’Uprona a dénoncé «des élections truquées.» Son président, Olivier Nkurunziza, a fustigé «des résultats surréalistes,» avec 100% des suffrages en faveur du CNDD-FDD dans certains districts, sans aucune abstention, ni bulletin nul, alors même que son parti y avait présenté des dizaines de candidats.
De son côté, le CNL a accusé le pouvoir d’avoir organisé un scrutin marqué par des votes forcés, l’arrestation arbitraire de ses observateurs et l’interdiction d’accès à certains bureaux. Dans un communiqué le jour du vote, il avait dénoncé des «irrégularités qui décrédibilisent les résultats» et en appelait à la «responsabilité des organisateurs.»
Le contexte global reste tendu dans le pays qui affronte une crise socio-économique sans précédent. Tout le tableau macroéconomique est plutôt grisonnant : l’inflation s’est élevée à 39,7% en février 2025 tandis que le déficit budgétaire est anticipé à 5,6% du PIB, et la dette publique à 69,3% du PIB, selon les prévisions de la Banque mondiale.


![Éclairage | Droit de la concurrence : les comportements anticoncurrentiels et la faute détachable des fonctions de dirigeant [Par Hassan Ouatik, Expert-comptable OEC Paris] Avant de pousser l'analyse, il convient de préciser, fût-ce sommairement, les contours de la notion de faute détachable des fonctions de dirigeant. Cette notion trouve son origine dans la pratique administrative, dans la mesure où elle permet de dissocier la responsabilité de l'agent public de celle de son administration. En droit privé, elle n'a pas de définition légale : c'est la jurisprudence qui l'a caractérisée, avec certaines similitudes avec la faute de gestion.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/08/Conseil--320x160.jpg)


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