Vieux serpent de mer, la rénovation du réseau ferroviaire camerounais vient d’être relancée par le patron des cheminots, Pascal Miny, Directeur général de Camrail. Cette fois sera peut-être la bonne. A terme, l’objectif est d’assurer l’interconnexion des régions orientales du pays et de fluidifier les échanges avec le Tchad et la Centrafrique.
Pascal Miny, Directeur général de Camrail, a annoncé que la société s’apprête à réhabiliter 560 km de voies ferrées sur les tronçons Douala-Yaoundé et Belabo-Nganoundéré à l’occasion de l’édition 2023 du Forum international de Dakar sur le financement des projets ferroviaires africains. Les équipementiers mondiaux présents à ce Salon se frottent déjà les mains.
Pour financer ce gigantesque programme, la Banque européenne d’investissement, la Banque mondiale, et l’Agence française de développement (AFD) se sont montrées disponibles à accompagner le gouvernement camerounais. Pour autant, toutes les incertitudes entourant son financement ne sont pas levées.
«Ce programme vise à réhabiliter la totalité du réseau ferroviaire en l’intervalle de 5 ou 6 ans. A son achèvement, il permettra d’aller beaucoup plus vite et d’avoir des créneaux de trains plus fréquents, avec des temps de trajet bien inférieurs, soit environ 2 heures et demie pour les voyages entre Yaoundé et Douala, au lieu de 4 heures et demie actuellement. Les nouvelles lignes auront une capacité beaucoup plus importante pour une rotation de fret plus importante», s’est engagé le management de Camrail.
Ce programme est aussi d’envergure régionale, car il vise à éliminer les contraintes logistiques, notamment de coûts et de délais pour les importations et exportations du Tchad via le corridor Douala-Ndjamena. Pour le port de Douala, le Tchad et la République centrafricaine, deux pays enclavés, sont d’importants clients pour qui ce corridor représente un maillon stratégique de leur chaîne d’approvisionnement.





Cameroun




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