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Cameroun/transferts d’argent : La taxe qui fâche

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Dans le projet de loi de finances 2022, actuellement à l’examen au Parlement, le gouvernement camerounais prévoit une taxe controversée sur les opérations de transfert d’argent.

Ainsi, entrent dans le champ d’application de cet impôt : les opérations de transfert d’argent réalisées par tout moyen ou support technique, notamment par voie électronique, téléphonie mobile, télégraphique ou par voie de télex ou télécopie, à l’exception des virements bancaires et des transferts pour le règlement des impôts, droits et taxes. Seront également dans le périmètre de cette taxe, les retraits en numéraire consécutifs à un transfert d’argent effectué auprès des établissements financiers ou des entreprises de téléphonie mobile.

L’assiette de la taxe sur les transferts d’argent est constituée par le montant des sommes transférées ou retirées. Elle est fixée à 0,2 % du montant transféré ou retiré. A charge pour les entreprises d’en assurer la collecte par les entreprises et de la reverser mensuellement au Trésor, au plus tard le 25 du mois suivant.

Tollé de l’association des contribuables L’Association camerounaise pour la défense des droits des contribuables (ACDC) a publié un communiqué le 28 novembre pour dénoncer «la double imposition introduite dans le projet de Loi de finances 2022, qui prévoit la création de la taxe sur le transfert d’argent. Le fait est que cette taxe-là est prélevée pendant le transfert, mais aussi au retrait », fulmine l’Association
Selon l’opérateur Orange, qui revendique 70 % des parts de marché dans les transferts d’argent, son service Mobile Money comptabilise en 2021 des transactions cumulées mensuelles d’un montant de 800 milliards FCFA, soit 9.600 milliards FCFA par an.

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