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Caucus régional CGLU Afrique : l’Afrique centrale prend ses marques pour le prochain sommet Africités au Kenya

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Les travaux du caucus régional pour la région Afrique centrale de l’organisation panafricaine des Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique (CGLU Afrique) a été clôturée, le 26 octobre à Libreville, au Gabon, avec la participation d’une pléiade de ministres, de maires et de gouverneurs représentant plusieurs villes africaines de cette région. Cette rencontre était la première d’une série de caucus régionaux organisés en préparation du 9eme Sommet Africités prévu du 17 au 21 mai 2022 à Kisumu au Kenya, dans le cadre duquel aura lieu le 20 mai 2022, l’assemblée générale élective. Il  est prévu d’élire les membres titulaires et suppléants des instances de gouvernance de CGLU Afrique.                     

Libreville a abrité du 25 au 26 octobre 2021, le caucus régional des Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique (CGLU Afrique) pour la région Afrique centrale.

Chaque pays était invité à se faire représenter par le Président et le Secrétaire permanent de l’association nationale des collectivités territoriales, la Présidente du chapitre national du Réseau des femmes élues locales d’Afrique (REFELA), et un représentant du Réseau des jeunes élus locaux d’Afrique (YELO).

Cinq des sept pays de la région ont pris part aux travaux en présentiel (Cameroun, Centre Afrique, Congo, Gabon et Sao-Tomé-et-Principe) et  deux par visioconférence(République Démocratique du Congo et Tchad).

La rencontre de Libreville était la première d’une série de caucus régionaux organisés en préparation du 9ème  Sommet Africités prévu du 17 au 21 mai 2022 à Kisumu au Kenya, dans le cadre duquel aura lieu le 20 mai 2022, l’assemblée générale élective. Il est prévu lors de ce processus d’élire les membres titulaires et suppléants des instances de gouvernance de CGLU Afrique.

Jean Pierre Elong Mbassi, Secrétaire général de CGLU Afrique

C’est  Séraphin Ibouanga, représentant du ministre d’État, ministre de l’Intérieur du Gabon qui a ouvert les travaux par son allocution, en présence de Mathias Otounga Ossibadjouo, ministre de la Gouvernance locale, du développement et de l’aménagement du territoire, Christine Mba Ndutume, Maire de Libreville et Présidente de CGLU Afrique, Marie Françoise Dikoumba, Gouverneure de la Province de L’Estuaire et de Jean Pierre Elong Mbassi, Secrétaire général de CGLU Afrique.

Au cours de l’allocution du ministre d’Etat, ministre de l’Interieur, le Gabon s’est engagé à établir le bureau régional de CGLU Afrique pour l’Afrique centrale (CARO) à Libreville et à signer l’accord de siège correspondant dans les meilleurs délais. Le ministre d’Etat a renouvelé l’engagement à ratifier la Charte africaine des valeurs et principes de la décentralisation, de la gouvernance locale et du développement local, adoptée par les chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union africaine lors de leur conférence tenue en juin 2014 à Malabo, en Guinée Equatoriale et à déposer ces instruments à la Commission de l’Union africaine.

La première journée des travaux a été consacrée à la mise à niveau et à l’information des membres sur les principaux agendas de CGLU Afrique et la seconde journée a servi de cadre à la préparation de l’assemblée générale élective de CGLU Afrique prévue le 20 mai 2022 dans la cadre du sommet Africités.

Les participants ont ainsi pris connaissance de la nouvelle stratégie d’action de CGLU Afrique (GADDEPA 2.0) et des 7 domaines d’intervention prioritaires retenus par les membres de CGLU Afrique pour la décennie 2021-2030, à savoir : Economie et finance locale ; climat, biodiversité et systèmes alimentaires ; genre et jeunesse ; accès aux services de bases et ODD ; migration ; culture ;paix et sécurité.

Les participants ont également été informés des initiatives en cours de mise en œuvre par CGLU Afrique concernant le développement d’une plateforme Trombino-CGLU Afrique en vue d’assurer une meilleure présence des collectivités territoriales du continent sur l’Internet ; l’Agence Territoriale Afrique (ATA), véhicule financier permettant l’accès des collectivités territoriales d’Afrique au marché financier ; le partenariat avec 01 Talent qui consiste à préparer les collectivités à engager leur transformation digitale à travers un programme ambitieux de formation des jeunes au métier de codage informatique ; le partenariat avec le Fonds Vert Climat en vue d’avoir le statut d’entité régionale accréditée au Fonds Vert Climat afin de faciliter l’accès des collectivités à la finance climatique ;  et l’organisation de la célébration des capitales africaines de la Culture.

Christine Mba Ndutume, Maire de Libreville et Présidente de CGLU Afrique

Les participants ont reçu une communication sur le problème des enfants dits invisibles, car n’ayant pas d’identité. Ce problème est particulièrement préoccupant à cause des conséquences graves qu’il a sur l’Etat civil, le droit à l’identité et à la citoyenneté, et sur la planification des actions de développement. Un partenariat a été établi entre CGLU Afrique et la Fondation Urgence Identité pour prendre en charge ce problème au niveau des villes et territoires d’Afrique.

L’autre moment fort du caucus a été la discussion de la présence des collectivités territoriales d’Afrique centrale au Sommet Africités.

Cette discussion a été introduite par une communication de la délégation kényane sur l’état de préparatifs du Sommet. S’en est suivi l’explicitation du choix du thème du Sommet, à savoir, “Le rôle des villes intermédiaires d’Afrique dans la mise en œuvre de l’Agenda 2030 des Nations Unies et de l’Agenda 2063 de l’Union Africaine” ; et la prise de connaissance de la structure du Sommet, avec d’un côté une série de sessions et de l’autre le Salon Africités.

L’on distingue les sessions thématiques organisées au cours des 3 premiers jours du Sommet, et les sessions politiques organisées au cours des 2 derniers jours du Sommet ; les sessions comprennent aussi une série d’événements spéciaux sous forme de “Journées”.

Les sessions thématiques déclinent le thème du Sommet et les stratégies à mettre en œuvre et les coalitions à construire pour que les villes intermédiaires soient en mesure de jouer le rôle attendu d’elles. Ces sessions font des recommandations aux ministres, aux maires, leaders et élus des collectivités territoriales, ainsi qu’aux partenaires au développement.

Les sessions politiques comprennent la rencontre des ministres, la rencontre des maires et leaders des collectivités territoriales, et la rencontre des partenaires au développement, ainsi que la rencontre de dialogue politique tripartite entre ministres, maires et leaders des collectivités territoriales, et partenaires au développement. À cet effet les participants ont été invités à réfléchir sur les 5 questions que les maires et leaders des collectivités territoriales souhaitent poser aux ministres d’une part, aux partenaires au développement d’autre part.

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