Contre la surchauffe des prix à la consommation qui lamine le pouvoir d’achat des populations, partout les banquiers centraux dégainent la même arme malgré des critiques qui se multiplient sur son efficacité.
C’est ainsi qu’en prévision de la poursuite de tendance haussière de l’inflation qui s’élevait à 6,4 % à fin 2022 dans la sous-région de la Cemac – la norme communautaire est de 3% à moyen terme-, le Comité de Politique Monétaire (CPM) de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC) a décidé hier lundi 27 mars de relever à nouveau de 50 points de base le taux d’intérêt des appels d’offres de 4,5 à 5 % et le taux de la facilité de prêt marginal de 6,25 % à 6,75 %. En revanche, le taux de la facilité de dépôt ne change pas et est maintenu à 0% et les coefficients des réserves obligatoires à 7 % sur les exigibilités à vue et 4,5 % sur les exigibilités à terme.
Dans le communiqué publié au terme de sa réunion, le Comité de politique monétaire de la BEAC note une reprise de l’activité économique en dépit d’un contexte d’inflation rampante. Ainsi, ses prévisions tablent sur une croissance de 2,7 % en 2023 après 2,9 % en 2022, portée principalement par le dynamisme du secteur non pétrolier.
Le taux d’inflation en moyenne annuelle se situerait à 6,4 % en 2023 avec notamment une forte contribution de produits alimentaires et boissons non alcoolisées de 18%, contre 5,6 % l’année dernière. L’excédent du compte courant se replierait pour s’établir à 0,9 % du PIB en 2023 après 7,4 % en 2022.
La masse monétaire et le crédit à l’économie augmenteraient respectivement de 9,9 % et 10,01 %. S’agissant du taux de couverture extérieure de la monnaie, il s’établirait à 7 % contre 73,1 % en décembre 2022 et les réserves de change couvriraient 4,9 mois d’importations de biens et services en 2023, contre 3,9 en 2022.












Un commentaire
La BEAC a toujours été efficace aujourd’hui comme hier et également après