Les cours de référence du café Arabica ont clôturé lundi 25 novembre à 3,08 dollars la livre soit, 6,7 dollars le kilo sur l’Intercontinental Exchange signant leur plus haut niveau depuis 27 ans. Cette surchauffe des prix correspond à une croissance de plus de 62 % des cours depuis le début de l’année ! Et ce n’est pas fini, prédisent les traders. Les grands producteurs africains du café, le Kenya, l’Ethiopie, la Côte d’Ivoire et l’Ouganda jubilent
Selon les analystes des marchés de commodities, la fièvre sur les cours du café est à mettre en lien avec les craintes liées à l’approvisionnement concernant les récoltes dans les principaux pays producteurs, notamment le Brésil qui a connu en 2024 l’une des pires sécheresses de son histoire. Il faut rappeler que ce pays est le principal producteur de l’Arabica avec environ 47 % de l’offre mondiale.
Dans son rapport sur le marché brésilien, le Département américain de l’Agriculture (Usda) anticipe une stagnation de la production brésilienne à 66,4 millions de sacs soit 3,9 millions de tonnes en 2024/2025 en dépit de la situation climatique. Le département de l’Agriculture américain anticipe en outre une baisse de 26 % des stocks finaux à 1,2 million de sacs, soit 72.000 tonnes portée par l’explosion de la demande.
L’Éthiopie, 2e producteur africain, ambitionne d’augmenter fortement ses recettes
Plus largement, la dynamique actuelle des cours de l’arabica devrait largement profiter aux exportateurs africains au cours de la campagne 2024/2025 dont la première partie s’achèvera fin décembre. Premier producteur africain de café et 2ème exportateur derrière l’Ouganda, l’Ethiopie qui produit essentiellement de l’arabica, ambitionne d’augmenter ses recettes à l’export de 43 % pour atteindre 2 milliards de dollars en 2024/2025.
Comme en Éthiopie, la Côte d’Ivoire principal producteur de café en Afrique de l’Ouest, produit aussi exclusivement de l’arabica. D’après les prévisions de l’Usda, le pays devrait enregistrer une croissance de 3,7 % de sa récolte de café à 1,4 million de sacs, soit 84.000 tonnes, ce qui laisse entrevoir une amélioration des recettes d’exportations.


![Tribune | Les ressorts de la gouvernance des méga-événements : Coupes du monde de la FIFA, Jeux Olympiques et Expositions universelles [Par Pr. Hzaine El Hassane] « Le sport et la politique n'ont rien à voir l'un avec l'autre. » La FIFA, le CIO et le BIE répètent cette expression comme un credo ; Pourtant, elle est profondément trompeuse. Du travail fondamental de Pierre Bourdieu (voir « Choses dites », 1987, et sa « théorie du champ sportif »), qui considérait le sport comme un espace pour la lutte pour la définition légitime de la pratique athlétique, aux analyses de Norbert Elias sur le sport comme un « processus de civilisation » (dans « Sport et civilisation », en collaboration avec Eric Dunning, 1994), les sociologues ont constamment démontré que le sport n'est pas un enclos protégé. Au contraire, il amplifie les relations de pouvoir, les stratégies d'influence et les luttes pour la légitimité qui façonnent le monde plus large.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/07/Coupe-du-monde-2026-320x163.png)








