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Congo/FMI : Le gouvernement s’est créé de la marge budgétaire

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Au terme de la consultation statutaire conclue vendredi 24 septembre, le FMI relève que l’économie congolaise reste exposée aux risques et aux vulnérabilités liés aux marchés pétroliers mais la croissance devrait s’accélérer en 2022. Les experts du Fonds assurent que Brazzaville a réussi à se créer de la marge budgétaire grâce à une meilleure rentrée de recettes non pétrolières.

La pandémie de Covid-19 et les chocs pétroliers ont lourdement pesé sur l’économie congolaise, mais il y a des signes de reprise. Une croissance économique non pétrolière positive est attendue cette année, soutenue par l’assouplissement des confinements, le déploiement progressif des vaccins, les dépenses sociales, les remboursements d’arriérés intérieurs et une certaine expansion des activités agricoles et minières. La contraction de la production de pétrole s’est ralentie à mesure que l’accès aux champs pétrolifères et l’investissement se normalisent ; et la valeur des recettes pétrolières et des exportations augmente en raison de la hausse des prix du pétrole. La croissance globale devrait se situer autour de zéro pour cent en 2021 avec une inflation modérée (2%) et un excédent de la balance courante (12% du PIB).

La dette à 84% du PIB

La politique budgétaire continue d’équilibrer les compromis difficiles : la lutte contre la pandémie, le soutien essentiel à une reprise économique résiliente et la gestion prudente de la dette. Le déficit primaire non pétrolier devrait se creuser pour atteindre 17 % du PIB non pétrolier en 2021, sous l’effet des dépenses d’assistance sociale, de soins de santé, d’éducation et d’infrastructure.

L’amélioration des recettes non pétrolières conjuguée à une réduction des transferts et des subventions aux entreprises d’État et des dépenses en biens et services contribuent à créer une marge de manœuvre budgétaire. La viabilité de la dette a été rétablie, bien que d’importantes vulnérabilités subsistent, la dette globale devant se situer à 84 % du PIB d’ici la fin de 2021.

Cependant, les risques de liquidité et les vulnérabilités aux chocs négatifs des prix du pétrole sont élevés. Dans l’attente de l’apurement des arriérés extérieurs et de la conclusion des négociations de restructuration restantes, la dette est classée comme étant en «détresse».

À moyen et long terme, les principaux défis seront de sortir de la fragilité tout en s’adaptant au changement climatique et en réduisant les revenus pétroliers en réponse à la transition mondiale vers des économies à faible émission de carbone. La croissance économique non pétrolière devrait se redresser progressivement grâce à la diversification économique et au renforcement de la résilience, qui bénéficieront de la poursuite des réformes de la gouvernance et de l’environnement des affaires, de l’augmentation des dépenses sociales et d’infrastructure et d’une gestion prudente de la dette.

 

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