Lorsque la rue abidjanaise affirme que «la bière est la seule industrie qui ne tombera jamais en faillite en Afrique», il faut bien la croire. La preuve ? La santé insolente qu’affiche le brasseur local, la Société de Limonaderies et de Boissons Rafraîchissantes d’Afrique (Solibra), filiale du groupe français Castel
La société vient d’annoncer un bénéfice net de 15 milliards francs CFA pour l’exercice 2023, soit l’équivalent de 24,69 millions de dollars. Bien que ce ne soit pas le niveau de marge nette le plus élevé des dix dernières années, il s’agit là d’une performance exceptionnelle si l’on compare aux 1,2 milliard de Francs CFA de résultat net réalisé l’exercice précédent (2022).
Cette performance a été soutenue par une forte croissance des ventes. Après une baisse en 2022, le chiffre d’affaires est reparti à la hausse, atteignant son niveau le plus élevé, à 311,4 milliards FCFA. Ce dynamisme a permis de contenir une augmentation des coûts de production de 23,3 milliards francs, alimentée par une inflation des prix des intrants à l’importation. De plus, une baisse des dotations aux amortissements et des charges financières permet à l’entreprise d’améliorer sensiblement sa marge opérationnelle. Elle a ainsi achevé l’année 2023 sur un bénéfice avant impôts de 11,3 milliards FCFA contre environ 3 milliards en 2022.
A noter aussi l’incidence notable du résultat exceptionnel, des revenus résultant de l’activité hors du cœur du métier de l’entreprise. Le management de Solibra s’est gardé de donner des détails sur ces activités hors exploitation mais leur contribution aux revenus du brasseur a été de 7,5 milliards FCFA, selon les estimations des analystes des marchés.





Côte d’Ivoire![Éclairage | Droit de la concurrence : les comportements anticoncurrentiels et la faute détachable des fonctions de dirigeant [Par Hassan Ouatik, Expert-comptable OEC Paris] Avant de pousser l'analyse, il convient de préciser, fût-ce sommairement, les contours de la notion de faute détachable des fonctions de dirigeant. Cette notion trouve son origine dans la pratique administrative, dans la mesure où elle permet de dissocier la responsabilité de l'agent public de celle de son administration. En droit privé, elle n'a pas de définition légale : c'est la jurisprudence qui l'a caractérisée, avec certaines similitudes avec la faute de gestion.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/08/Conseil--450x225.jpg)



![Éclairage | La procédure de la « clémence » engagée par la personne morale devant les autorités de la concurrence efface-t-elle la responsabilité de ses dirigeants ? [Par Hassan Ouatik, Expert-comptable OEC Paris] L'entente ne constitue pas automatiquement une infraction réprimandable. Elle peut être licite dans certaines circonstances. Par ailleurs, même dans les cas d'entente illicite, le droit de la concurrence prévoit un mécanisme d'« autorévélation » permettant une exonération totale ou partielle des sanctions pécuniaires en ayant recours au mécanisme de la clémence. Il s'agit d'un mécanisme prévu par la législation relative à la concurrence](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/08/Cartel-450x194.jpg)

