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L’analyse des données recueillies démontre sans ambages que le monde arabe est rentré dans une nouvelle phase puisque non seulement le centre de gravité du système s'est déplacé du Machrek vers la péninsule Arabique deux pays sortent du lot cette fois l'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis qui sont devenus les pôles structurants d'une compétition désormais économique autant que stratégique mais surtout l’idéologie du panarabisme a cédé la place aux rivalités géopolitiques et sectaires et surtout les conflits intra-étatiques (guerres civiles, fragmentation, effondrement des institutions) ont supplanté les conflits interétatiques qui structuraient la période antérieure.

Le Moyen-Orient est une fois encore à la une de l’actualité internationale et le théâtre d’une série d’événements géopolitiques majeurs qui vont redessiner la carte du monde arabe et de la région MENA héritée des accords de Sykes Pico, nous assistons en effet à des changements qui ont débuté en 2011 avec le ‘Printemps arabé’ puis en 2015 suite à la guerre au Yémen et l’entrée en scène de proxys manipulés par des puissances extérieures Daech, les Houtis, Hezbollah, le Polisario et j’en passe

On peut légitimement s’interroger sur le bien fondé de ces condamnations. En quoi une entente entre des compagnies aériennes, parfois concurrentes pourrait-elle affecter la bonne marche de ce secteur d’activité ? Que je sache, Air France et KLM ainsi que Martinair font partie du même groupe capitalistique et il est tout de même raisonnable d’essayer d’améliorer la rentabilité de l’ensemble. Au lieu de cela, il va devoir débourser 340 millions d’euros. Pour le bénéfice de qui ?

Surprise, la semaine dernière, la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) à condamné en dernière instance, après 16 ans de procédures, un (soi-disant) cartel de compagnies aériennes, pour entente sur les prix de service dans le secteur du fret aérien. Cela concerne entre autres Air France, KLM et leur filiale Martinair, mais aussi British Airways ou Singapore Airlines. Et le montant des amendes n’est pas anodin : 183 millions d’euros pour Air France, 127 pour KLM par exemple

Les fondamentaux du modèle reposent sur quelques bases intangibles : un seul type d’avion, des rotations plus rapides, des capacités d’appareils densifiés, pas de distribution sous-traitée, des prix d’appels très bas, un produit très dépouillé et tous les services payants, le tout servi par un personnel jeune, enthousiaste, et suffisamment bien payé.

Très intéressant de suivre les résultats de Southwest Airlines. C’est la compagnie de référence dans l’univers des «Low Costs.» C’est à la fois la première venue dans ce domaine dès 1971 avec une énorme expansion lors de la libéralisation du ciel américain en 1978, mais c’est également la plus importante par son chiffre d’affaires : 27,5 milliards de dollars même si l’européenne Ryanair transporte plus de passagers.

Pour autant les plus gros transporteurs sont sans conteste américains et le choix entre American Airlines, United Airlines et Delta Airlines est fluctuant d’une année sur l’autre. En Europe le groupe Lufthansa avec ses filiales allemandes, et les transporteurs nationaux suisse, autrichien, et belge, sans compter la très grosse participation dans la compagnie nationale italienne, pèse d’un très grand poids d’autant plus qu’il se dirige vers un management centralisé. Néanmoins, je me rends au consensus actuel qui attribue à American Airlines Group le titre de premier transporteur aérien au monde.

La compétition est particulièrement difficile pour décrocher la première position entre les compagnies aériennes. Que doit-on prendre comme principal critère : le nombre de passagers ? le chiffre d’affaires ? le nombre d’appareils ? le nombre de salariés ? et sur quel périmètre se baser : la compagnie leader, le groupe aggloméré autour de celle-ci ? Bref le rang est discuté et discutable.

Coté à la Bourse de Casablanca, le groupe Afma, un des plus grands courtiers du Royaume, compte 16 filiales qui exercent l’activité de courtage en assurance et en réassurance au Maroc ainsi qu’en Côte d’Ivoire depuis 2022.

Le Conseil de la Concurrence a reçu la notification d’un projet de concentration économique concernant la prise du contrôle exclusif par le groupe de courtage d’assurance Afma, de la société Safe Assur à travers l’acquisition de 49% restants de son capital et des droits de vote y afférents

Ces opérations de visite et de saisie ont été menées sous autorisation du Procureur du Roi, et avec l’assistance des officiers de police judiciaire désignés à cet effet, et ce conformément aux dispositions de l’article 72 de la loi 104-12 relative à la liberté des prix et de la concurrence.

C’est un communiqué publié mercredi 2 juillet par le Conseil de la concurrence qui a eu l’effet d’une bombe dans le milieu très discret de cabinets d’audit et de conseil. Les services d’instruction et d’enquête du Conseil ont procédé en date du 24 juin 2025 à des opérations de visite et saisie inopinées auprès de deux entreprises suspectées d’avoir mis en œuvre des pratiques anticoncurrentielles dans le marché de l’audit financier et comptable et les marchés connexes.

Durant les 50 premières années du transport aérien moderne que l’on peut dater de la fin de la Deuxième Guerre Mondiale, un seul modèle existait : un transport cher avec une qualité de service exceptionnelle chargée de compenser l’absence de confort des appareils alors en service. Les tarifs étaient réglementés par IATA et la concurrence d’ailleurs très faible entre les opérateurs, s’exerçait essentiellement sur la qualité du service, l’accent étant mis sur les nouveaux appareils dont l’arrivée du Boeing 747 a été l’archétype.

Il est toujours intéressant de lire les publicités et les communiqués de presse des compagnies aériennes. On y apprend finalement beaucoup sur l’état d’esprit du secteur et on peut deviner les grandes tendances à venir. J’en note une essentielle : il semble bien qu’au lieu d’un rapprochement des modèles «low costs»  et transporteurs traditionnels, on sent une inflexion vers une diversification plus accentuée.