Depuis l’annonce de la tentative de coup d’état contre le président Mohamed Bazoum du Niger dans la journée du 26 juillet, confirmée par sa destitution par le Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP), les condamnations internationales fusent de toutes parts.
La Cedeao, le Président de la Commission de l’Union africaine, le Secrétaire général de l’ONU, les États Unis (Antony Blinken), la France (Catherine Colonna), la Banque mondiale,… ont tous condamné en des termes fermes et clairs l’interruption du processeur démocratique nigérien. Les institutions de ce pays du Sahel qui enregistre au moins cinq coups d’état depuis son indépendance en 1960 sont suspendues.
C’est la Cedeao qui a ouvert le bal des réactions condamnant le renversement du Président Mohamed Bazoum démocratiquement élu. «C’est avec stupeur et consternation que la CEDEAO a pris connaissance de la tentative de coup d’État au Niger», lit-on dans le tout premier communiqué de la cedeao. L’institution ouest-africaine condamne de la manière la plus vigoureuse «cette tentative de prise du pouvoir par la force et appelle les auteurs de cet acte à libérer immédiatement sans condition le Président de la République démocratiquement élu.»
Le Président de la Commission de l’Union africaine, Moussa Faki Mahamat n’est pas allé du dos de la cuillère. Informé des velléités de certains militaires de porter atteinte à la stabilité des institutions démocratiques et républicaines, le Président de la Commission de l’Union africaine, Moussa Faki Mahamat, condamne fermement de tels agissements de la part de militaires agissant en total trahison de leur devoir républicain. Il leur demande instamment de cesser immédiatement une telle inacceptable entreprise.
Il appelle le peuple nigérien, tous ses frères en Afrique, en particulier la CEDEAO, et dans le monde, de joindre leurs voix pour une condamnation unanime et pour un retour immédiat et sans conditions des militaires félons à leurs casernes.
D’autres organisations internationales ont également condamné le coup d’Etat qui a renversé le président démocratiquement élu du Niger. «La Banque mondiale condamne fermement toute tentative de prise de pouvoir par la force, notamment les évènements qui se déroulent actuellement pour déstabiliser la République du Niger », lit-on dans son communiqué . Et d’ajouter : «nous apprécions notre partenariat de longue date avec le Niger et suivons attentivement l’évolution de la situation.»


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