fbpx

Cours des matières premières agricoles : grogne généralisée des producteurs du continent

Pinterest LinkedIn Tumblr +

Cette semaine, l’actualité du cours des matières premières agricoles est marquée par le bras de fer engagé entre les planteurs de cacao d’Afrique de l’Ouest et les multinationales chocolatières. Cependant, ce n’est pas l’unique tension observée chez les agriculteurs africains. Au Sénégal, où l’arachide est la principale rente, le prix fixé par l’Etat, bien que revu largement à la hausse, est contesté par les producteurs au point de déstabiliser l’industrie huilière, en particulier la Sonacos.

Ainsi, pour la planteurs ivoiriens et ghanéens, le problème est posé de manière plus simple et plus claire, ce qui laisse penser que la solution est plus facile à mettre en œuvre. Il s’agira pour les industriels d’accepter de payer 400 dollars par tonne de cacao, ce qui correspond à peine à 0,4 dollars par kilo. Or, sachant que la fève marron n’est qu’une composante parmi trois principales du chocolat et que les tablettes sont vendues à prix d’or, ce ne doit pas être vraiment difficile pour que Mars et Hershey consentent à payer un peu plus.

C’est beaucoup plus compliqué pour l’arachide. L’Etat du Sénégal a fixé le prix du kilo pour cette campagne 2020-2021 à 250 FCFA, contre 210 FCFA les années précédentes. Mais cette forte hausse reste insignifiante, selon les agriculteurs qui sont décidés à ne pas vendre à la Sonacos. Ils affirment tous vouloir céder leur production aux acheteurs chinois qui acceptent de payer nettement plus que le prix fixé par le gouvernement. C’est dire que les huiliers sénégalais, une industrie qui emploie des milliers de collaborateurs et qui de ce fait pourrait être menacée de faillite.

tinmar 970

Mais, qu’il s’agisse des planteurs ivoiriens et ghanéens ou des producteurs arachidiers sénégalais, la clé de la solution n’est pas de chercher à être payé un peu plus, mais de se lancer plus sérieusement dans la valorisation de leur propre récolte par une transformation industrielle. Puisque jusqu’ici les agriculteurs du continent sont à la merci des négociants en tous genres qui fixent les prix au gré d’une demande volatile.

Partager.

Répondre