Dans le cadre de son programme de lutte contre la criminalité maritime, le Bureau régional pour l’Afrique de l’Est (ROEA) de l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC) organise une formation de neuf semaines sur la sécurité portuaire à Madagascar. Mais dans la région de l’Océan indien, les trafics font ravage.
Depuis le 15 juin jusqu’au 11 août 2023, durant neuf semaines, une formation sur la sûreté portuaire et la sécurité de la navigation se tient dans tous les quatre ports internationaux de Madagascar. Elle a démarré auprès du port de Sud, de Toliara (15 à 29 juin 2023) il y a un mois, puis s’enchaîne au port de Nosy Be dans le Nord (3 à 14 juillet 2023) et se déroule en ce moment au port de Mahajanga (17 à 28 juillet 2023) pour prendre fin au Grand port de l’Est sis à Toamasina du 31 juillet au 11 août prochain.
Cette série de perfectionnement entre dans le cadre du programme de lutte contre la criminalité maritime, organisée par le Bureau régional pour l’Afrique de l’Est (ROEA) de l’Office des Nations Unies contre la Drogue et le Crime (ONUDC) à Madagascar, financé par l’Union européenne (UE) avec la coordination de la Commission de l’océan Indien (COI).
Selon des informations du Centre de fusion d’informations maritimes (CFIM) dirigé par le capitaine de vaisseau Razafindraibe Franck Aimé, la formation vise deux objectifs globaux dont premièrement, aider les ports : de s’assurer que les crimes commis dans les ports soient poursuivis en justice ; d’améliorer la communication entre les différentes agences portuaires dans le but de travailler ensemble pour lutter contre la criminalité portuaire ; de perpétuer l’échange d’idées et d’expériences sur la lutte contre la criminalité portuaire ; et d’améliorer la protection des ports contre les attaques terroristes par voie maritime. Deuxième objectif, c’est d’aider les responsables portuaires à organiser, préparer et répondre aux urgences.
…mais des trafics dans la région de l’Océan indien

Ces derniers temps, s’est répandue à La Réunion le «crystal meth» une drogue dure dénommée «cocaïne du pauvre» provenant de l’île Maurice. C’est un produit de synthèse, fabriqué dans des laboratoires clandestins à partir de produit chimique et ressemble, une fois en poudre à de la cocaïne, d’où le surnom «cocaïne du pauvre.» Les autorités réunionnaises chargées de lutter contre ce trafic estiment que ces drogues proviennent par une liaison maritime, particulièrement en raison des hors-bords venant de l’île Maurice utilisés par des trafiquants de «zamal.»
D’ailleurs en fin de semaine, les policiers mauriciens ont intercepté deux propriétaires d’un bateau abandonné sur la plage de galets de Saint-Benoît, soupçonnés de complicité à des trafiquants de drogue et de complot pour blanchiment d’argent.
Dans la même foulée, le contrôle aux frontières des Seychelles est de plus en plus rigoureux, surtout envers des ressortissants nigérians. Cette disposition a été ainsi prise par les autorités de l’île face à des préoccupations liées à des trafics de drogue et des activités frauduleuses impliquant des détenteurs de passeports nigérians.
Lors d’une conférence de presse rapportée par Seychelles News Agency, le vice-président seychellois Ahmed Afif avait précisé que seuls les Nigérians ayant un passeport diplomatique, un permis de travail ou un séjour valide délivré par les Seychelles peuvent entrer sur le territoire. Pour les autres, les motifs de leur venue seront soumis à des analyses approfondies.
C’est dire que la série de formation dans la Grande Ile arrive à point nommé.





Madagascar
![Tribune | Diplomatie migratoire et interdépendance asymétrique entre les deux rives de la Méditerranée [Par Pr. El Hassane Hzaine] Ces dernières semaines, on a observé des tensions inhabituelles dans les relations maroco-espagnoles, que nous espérons n'être qu'un orage d'été sans lendemain, notamment les démonstrations de force et les manœuvres militaires à Sébta occupée, le projet de loi d'octroi de la nationalité espagnole aux Marocains nés dans les provinces du Sud avant 1977, et surtout la gestion de la crise migratoire à Sébta orchestrée par des acteurs non étatiques invisibles, identiques à ceux qui avaient déclenché le printemps arabe via les médias sociaux et la guerre hybride.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/08/Migrants--450x236.jpg)




