fbpx

Croissance : Le FMI revoit ses prévisions à la baisse

Pinterest LinkedIn Tumblr +

Dans ses prévisions actualisées publiées mardi 12 octobre, le Fonds monétaire international (FMI) souligne que la reprise mondiale se poursuit, mais est en perte de vitesse.

La pandémie du Covid-19 a déstabilisé des maillons essentiels des chaînes d’approvisionnement et provoqué des ruptures plus longues que prévu, ce qui a attisé l’inflation dans de nombreux pays.

Par rapport aux prévisions établies par le FMI en juillet dernier, la croissance mondiale prévue pour 2021 a été légèrement révisée à la baisse, à 5,9 %, et reste inchangée pour 2022, à 4,9 %. Cette modeste révision globale masque toutefois de fortes dégradations pour certains pays. Les perspectives pour le groupe des pays en développement à faible revenu se sont considérablement assombries en raison de l’aggravation de la dynamique de la pandémie. La révision à la baisse résulte également de perspectives à court terme plus difficiles pour le groupe des pays avancés, en partie en raison de ruptures d’approvisionnement. Ces changements ont été partiellement compensés par le relèvement des projections pour certains pays exportateurs de produits de base, du fait de la hausse des prix correspondants. Les perturbations liées à la pandémie dans les secteurs où les contacts sont fréquents ont entraîné un net retard de la reprise du marché du travail par rapport à la reprise de la production dans la plupart des pays.

La dangereuse divergence des perspectives économiques entre les pays reste une préoccupation majeure, souligne le FMI. La production globale des pays avancés devrait retrouver sa trajectoire d’avant la pandémie en 2022 et la dépasser de 0,9 % en 2024. En revanche, celle des pays émergents et des pays en développement (à l’exclusion de la Chine) devrait rester inférieure de 5,5 % à la prévision prépandémique en 2024, ce qui se traduirait par un ralentissement plus marqué de l’amélioration des conditions de vie.

Ces différences sont une conséquence de la «Grande Fracture vaccinale» et de fortes disparités en ce qui concerne l’aide apportée par les pouvoirs publics. Alors que dans les pays avancés, plus de 60 % de la population est entièrement vaccinée et que certaines personnes reçoivent actuellement des injections de rappel, environ 96 % de la population des pays à faible revenu n’est toujours pas vaccinée.

Partager.

Répondre