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Déficit budgétaire : Le Nigeria dément l’utilisation de la planche à billets

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Zainab Ahmed, la ministre nigériane des Finances, a été obligée de monter au créneau pour démentir les allégations d’utilisation de la planche à billets pour le financement du déficit budgétaire.

Il y a un peu plus d’une dizaine de jours, c’est Godwin Obaseki, le gouverneur de l’Etat d’Edo, qui a fait une surprenante déclaration en affirmant que la Banque centrale avait recours à l’impression de billets de banque pour assurer le financement non conventionnel du Trésor public. Depuis la polémique n’a cessé d’enfler au Nigeria, au point où Zainab Ahmed ne pouvait continuer à se taire.
Selon elle, la planche à billets n’a jamais été une option pour l’administration du président Muhammadu Buhari. Par conséquent, pour faire face à la chute des recettes, la meilleure solution reste la réduction des dépenses publiques aussi bien au niveau de l’Etat fédéral, qu’à l’échelle des Etats fédérés et au stade local. En d’autres termes, il faut que tout le monde se serre la ceinture.

La question se pose de savoir si la déclaration peut étouffer la polémique qui est née de la déclaration de Godwin Obaseki qui était allé jusqu’à donner des détails de ces allégations, les rendant ainsi très crédibles. En effet, le gouverneur de l’Etat d’Edo avait expliqué que la Banque Centrale du Nigeria avait imprimé des nairas pour combler l’équivalent de 157 millions de dollars de déficit budgétaire.
Il faut dire que la première économie du continent n’est pas au mieux de sa forme, car depuis 2016, le pays enchaine les crises. D’abord des attaques récurrentes sur les installations pétrolières dans le Golfe de Guinée ont réduit la production d’hydrocarbures. Ensuite, l’effondrement des cours du pétrole est venu plongé le pays dans la récession, avant que le Covid-19 ne vienne porter l’estocade. Du coup, aujourd’hui le pays ne cesse d’augmenter son endettement, alors qu’il avait réussi à le ramener à un niveau proche de zéro.


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