Trois semaines après le rejet d’un précédent projet par la Cour suprême britannique, Londres et Kigali ont signé mardi 5 décembre un nouveau traité visant à ressusciter un accord controversé pour expulser dans ce pays des migrants arrivés illégalement au Royaume-Uni.
Le gouvernement britannique s’efforce de sauver cette mesure phare de sa politique contre l’immigration illégale, après le camouflet infligé mi-novembre par la Cour suprême britannique qui a confirmé que son projet était illégal en l’état. Le nouvel accord a été signé mardi 5 décembre à Kigali, par le ministre de l’Intérieur britannique James Cleverly et le ministre rwandais des Affaires étrangères Vincent Biruta, rapporte l’AFP. Ce nouveau traité répond directement aux conclusions de la Cour suprême et présente une nouvelle solution de long terme, fait valoir le ministère britannique de l’Intérieur dans un communiqué.
Le texte de 43 pages, contraignant sur le plan du droit international, fait en sorte que les migrants expulsés au Rwanda ne risquent pas d’être renvoyés vers un pays où leur vie ou leur liberté serait menacée. Cet accord comprend aussi la mise en place d’un tribunal conjoint avec des juges rwandais et britanniques à Kigali pour garantir que la sécurité des migrants est assurée et qu’aucun des migrants envoyés au Rwanda ne soit expulsé vers son pays. Ce texte doit désormais être ratifié par les Parlements britannique et rwandais.
![Tribune | Éducation : quand les repères familiaux au Niger vacillent sous l’effet des mutations sociétales [Par Moustapha Kadi Oumani] Ces facteurs qui marquent la considération, comme les codes de politesse, les règles de courtoisie, le respect mutuel, bref les règles du savoir-vivre qui facilitent la vie en communauté, sont facilement et lamentablement bafouées. Pourtant, l'obéissance filiale ne saurait être assimilée à une soumission aveugle ou à une contrainte subie. Toutefois, elle constitue l'expression lucide de la confiance, de l'humilité et de la gratitude envers ceux qui veillent, protègent et instruisent les enfants.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/09/Solo-320x172.jpg)




Royaume Uni
Rwanda
![Tribune | Le Nexus politique intérieure-extérieure : contraintes internes et comportement extérieur de l’Espagne envers le Maroc [Par Pr. El Hassane Hzaine] L’objet de cet article est de décrire l’évolution des relations hispano-marocaines depuis l’accession au trône de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, d’en repérer les régularités et de modéliser la dynamique des interactions en identifiant les chemins causaux qui expliquent les variations entre phases coopératives, phases conflictuelles et crises majeures. À cette fin, nous avons construit une base de données événementielle dont la méthodologie repose sur un design mixte longitudinal combinant le codage de 147 événements dyadiques hispano-marocains (2000-2026) selon deux échelles complémentaires — Goldstein (1992) et COPDAB d’Azar-Sloan (1975-1980) —, la construction d’un indice composite de stabilité gouvernementale espagnole (ISG) intégrant quatre dimensions (durée effective au pouvoir, type de majorité, cohésion de la coalition et marge parlementaire), afin de tester la corrélation entre fragmentation politique intérieure et coopération bilatérale.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/09/Maroc-Espagne--450x209.jpg)



![Tribune | Le Sahel, nouveau théâtre de la rivalité algéro-marocaine : deux modèles d’influence en compétition [Par Pr. El Hassane Hzaine] L'analyse systématique de 101 événements diplomatiques, économiques et sécuritaires survenus entre 2010 et 2026 révèle une asymétrie structurelle frappante. Le Maroc maintient un taux de coopération de 100 % avec l'ensemble du bloc sahélien (Mali, Niger, Burkina Faso, Tchad). L'Algérie, de son côté, affiche un taux global de 78 %, plombé par une rupture avec le Mali. Loin d'être un simple affrontement binaire, cette rivalité met en lumière deux modèles d'influence qui se concurrencent.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/09/AES-1-450x233.jpg)
