La République démocratique du Congo (RDC) va présenter l’ex-ministre Juliana Amato Lumumba, fille de la figure historique Patrice Lumumba, pour briguer en novembre 2026 le poste de Secrétaire général de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), a annoncé le gouvernement ce vendredi 27 février. L’actuelle Secrétaire générale de l’OIF, la Rwandaise Louise Mushikiwabo, ex-ministre des Affaires étrangères du président Paul Kagame dont elle est proche, bénéficie du soutien de Kigali pour un troisième mandat à la tête de l’institution qu’elle dirige depuis 2018
Kinshasa et Kigali se livrent depuis des années à un bras de fer diplomatique, sur fond de conflit dans l’Est congolais, frontalier notamment du Rwanda, où l’armée de la RDC affronte à nouveau depuis 2021 le groupe armé M23, appuyé par des troupes rwandaises.
La candidature de Juliana Lumumba a été annoncée au lendemain d’un entretien à Paris entre le Chef de l’Etat français Emmanuel Macron et son homologue congolais, Félix Tshisekedi.
En 2018, Paris avait fortement appuyé la candidature de Louise Mushikiwabo, réélue en 2022 en étant la seule candidate. En visite début février à Kinshasa – qui avait déjà fait part de son intention de postuler au poste du Secrétariat général de l’Organisation internationale de la Francophonie – la ministre française de la Francophonie Eléonore Caroit s’était gardée de prendre position, assurant que «la France était ouverte à l’examen de toutes les candidatures.»
Juliana Amato Lumumba, 70 ans, est la fille de Patrice Lumumba – figure des luttes anticoloniales et héros de l’indépendance du Congo, dont il fut en 1960 le chef du premier gouvernement avant d’être assassiné quelques mois plus tard. Elle a occupé plusieurs portefeuilles ministériels entre 1997 et 2001, dont celui de la Culture. «Sa candidature exprime la volonté du pays de contribuer au renouveau et au rayonnement de l’espace francophone,» explique le gouvernement congolais dans un communiqué.
L’OIF, dont le siège est à Paris, regroupe 90 Etats et gouvernements – 53 membres, cinq membres associés et 32 observateurs. Son Secrétaire général est désigné pour un mandat de quatre ans par les chefs d’Etat et de gouvernement. La prochaine élection est prévue lors du sommet de novembre 2026 au Cambodge.
A.J.S avec AFP





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