C’est peut-être le début de la fin définitive des sanctions américaines contre le Soudan, pays figurant toujours sur la liste des Etats soutenant le terrorisme selon le département d’Etat américain.
Hier jeudi 15 octobre, le Soudan a signé un protocole d’accord avec le groupe américain General Electric dans la production d’électricité. Cet accord permettra de mettre en place une centrale d’une capacité de 470 mégawatts pouvant alimenter une population de 600.000 habitants, ainsi que des industries. Le Soudan qui a connu une forte croissance de sa production minière au cours des dernières années, restent néanmoins en retard sur l’accès à l’électricité. En effet, près de 67% des Soudanais ne sont pas branchés au réseau électrique et n’ont pas non plus accès à la mini-production locale.
Cependant, au-delà de l’aspect électrique, le Soudan s’ouvre de nouvelles perspectives diplomatiques.
Il s’agit d’un pas important, selon Abdallah Hamdok, Premier ministre soudanais, qui devrait permettre à son pays de sortir de décennies d’isolement du fait de sanctions américaines toujours en vigueur.
« Nous n’avons pas assisté à une interaction entre une entreprise aussi importante et le Soudan depuis près de trente ans », a souligné le Premier ministre Abdallah Hamdok, dans un communiqué diffusé par l’agence officielle Suna.
Ce « memorandum of understanding » -qualifié d' »historique » par l’ambassade des Etats-Unis à Khartoum- a été signé jeudi bien que le Soudan reste inscrit sur la liste noire américaine des pays soutenant le terrorisme et qu’il soit visé par des sanctions de Washington.
Il convient de rappeler que ces sanctions qui remontent à 1993 sont synonymes d’entraves aux investissements pour le pays du Nord-Est du continent. C’est cette année-là que le pays dirigé à l’époque par l’autocrate Omar el-Béchir est devenu un paria pour avoir accueilli le chef du groupe jihadiste Al-Qaïda Oussama ben Laden entre 1992 et 1996.





Soudan
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