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En difficulté, le Ghana abandonne le « tout sauf le FMI »

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Sous l’impulsion de Nana Akufo-Addo, Accra avait juré de ne plus recourir au FMI pour ses problèmes économiques. En mai dernier, le pays avait une nouvelle fois réaffirmé cette position, mais il a vite été rattrapé par la réalité. Avec une inflation à 27% et une dette dépassant les 80% du PIB, le gouvernement a fini par changer de braquet.

Le Ghana retournera donc auprès du Fonds monétaire international (FMI) pour un nouveau programme d’aide, a concédé en fin de semaine dernière le gouvernement dans un communiqué rapporté par l’Agence Ecofin.

 « Le président de la République, Nana Addo Dankwa Akufo-Addo, a autorisé le ministre des Finances, Ken Offori-Atta, à entamer les négociations finales avec le FMI, en vue d’un soutien du Fonds pour un programme économique en collaboration avec le gouvernement du Ghana ». Cette annonce constitue un véritable rétropédalage de la politique de l’Etat ghanéen, depuis l’arrivée au pouvoir du président Akufo-Addo qui a dû avaler la couleuvre.

A son arrivée au pouvoir, le Ghana avait lancé une stratégie dénommée « Ghana Beyond Aid » (le Ghana au-delà de l’aide) dont l’objectif était de se passer de l’aide internationale. Mais face aux difficultés du Trésor, Accra avait déjà fait une entorse à cette doctrine en bénéficiant en 2020 d’une aide de 1 milliard de dollars du FMI pour faire face à la pandémie du covid-19.

Cette fois, ce sont les difficultés économiques liées à la dette et à l’inflation qui semblent avoir contraint le gouvernement à retourner au guichet du FMI.

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