Pour ceux qui en doutaient encore, voilà une mesure qui confirme l’orientation xénophobe de l’administration Trump. Le Secrétaire d’Etat (ndlr : ministre des Affaires étrangères), le très radical Marco Rubio, a ordonné la suspension de tous les rendez-vous pour les visas étudiant, le temps de déployer des mesures de contrôle des réseaux sociaux de requérants
Le chef du Département d’Etat enjoint les ambassades et consulats américains de geler les demandes en attente, sans préciser combien de temps cela durera.
Selon Donald Trump, «l’objectif est de s’assurer que les étudiants étrangers n’importent aux Etats-Unis des idéologies ou des activités qui menacent la sécurité nationale» sans en détailler les critères
Chape de plomb sur les universités d’outre-Atlantique !
Le contrôle des réseaux serait désormais étendu à toutes les demandes de visa étudiant ou d’échange universitaire.
Ce durcissement suscite des inquiétudes sur les campus américains qui dépendent des étudiants étrangers tant pour le rayonnement académique que pour les revenus liés aux frais de scolarité. A Harvard par exemple, une année académique coûte au moins 60.000 dollars. Ce climat s’inscrit dans une offensive plus large de Donald Trump contre certaines universités qu’il accuse d’être trop libérales, de tolérer l’antisémitisme ou encore de promouvoir des idéologies wokistes.
Donald Trump écorne le «soft power» américain
Harvard, numéro 1 mondial sur le célèbre classement de Shanghai, est ainsi devenue la cible du président américain, qui lui a retiré le droit d’accueillir des étudiants étrangers, coupé la subvention de 2 milliards de dollars, et dénoncé tous les contrats en cours avec le gouvernement fédéral. Une juge fédérale a toutefois bloqué ces décisions à titre provisoire. Face à ces attaques, plusieurs voix s’élèvent pour dénoncer cette guérilla contre les universités. Des avocats de candidats expulsés ou menacés de refus de visa en raison de leurs opinions politiques, notamment pro-palestiniennes, accusent le gouvernement de bafouer les droits fondamentaux. L’administration Trump maintient sa ligne dure, et tant pis pour l’image et l’attractivité des Etats-Unis auprès de milliers de jeunes dans le monde souhaitant poursuivre leurs études dans les universités de l’Oncle Sam.





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