Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot a entamé vendredi sa visite en Ethiopie, poursuivant une tournée en Afrique éclipsée par l’annonce surprise du Tchad de la dénonciation de l’accord de coopération en matière de défense avec la France
I’m La déclaration a été faite par le ministre des Affaires étrangères tchadien Abderaman Koulamallah dans un communiqué publié sur la page Facebook du ministère, quelques heures après le départ de son homologue français jeudi soir.
Jean-Noël Barrot, qui était au Tchad pour visiter les camps de réfugiés soudanais et prendre la mesure de la crise humanitaire provoquée par la guerre au Soudan, n’avait toujours pas réagi à cette annonce vendredi, pas plus que le ministère des Armées également sollicité par l’AFP.
L’entourage du ministre n’a fait aucun commentaire également alors que les détails n’ont pas encore été communiqués par N’Djamena.
Le chef de la diplomatie tchadien avait, lui, assuré jeudi soir à l’AFP que ce n’était « pas une rupture avec la France comme le Niger ou ailleurs ».
Des milliers de militaires français présents au Tchad
« La France est un partenaire essentiel mais elle doit aussi considérer désormais que le Tchad a grandi, a mûri et que le Tchad est un Etat souverain et très jaloux de sa souveraineté », avait-il déclaré auparavant à l’issue d’une rencontre entre le président Mahamat Idriss Déby Itno et M. Barrot.
Est-ce un retrait pur et simple du millier des militaires français encore présents au Tchad? L’accord va-t-il être remplacé par un autre? Autant de questions qui restaient en suspens vendredi.
Le Tchad est un maillon clé de la présence militaire française en Afrique, constituant le dernier point d’ancrage de Paris au Sahel après les retraits forcés de ses troupes au Mali, au Burkina Faso et au Niger.
Mais Paris avait d’ores et déjà annoncé une réduction de la voilure dans le cadre de sa nouvelle stratégie africaine qui prône un partenariat « renouvelé » et « co-construit ».
Jeudi, le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye a indiqué que la France allait devoir fermer ses bases militaires dans ce pays d’Afrique de l’Ouest.
A Addis Abeba, Jean-Noël Barrot rencontrera le président de la commission de l’Union africaine, Moussa Faki Mahamat, pour discuter du renforcement des institutions multilatérales, la « résolution des crises », ainsi que les enjeux climatiques et de santé.
Vendredi matin, il a rencontré le Premier ministre Abiy Ahmed.
Avec AFP





Éthiopie


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