C’est presque simultanément que la major américaine des hydrocarbures, Exxon-Mobil, a décidé de plier bagages de plusieurs pays du continent, dont deux d’Afrique Centrale et un d’Afrique de l’Ouest.
Au Tchad et au Cameroun, Exxon-Mobil a décidé de céder son portefeuille pétrolier à Savannah Energy (Save), dont l’action a été suspendue lors de la séance de mercredi 02 juin à l’Alternative international market (AIM), le marché adjacent de Londres. En effet, Save a informé les investisseurs dans un tweet qu’elle avait entamé des négociations avec Exxon-Mobil, lesquelles se déroulaient correctement.
En principe, Exxon-Mobil devrait lui céder par cette opération quelque 40% du projet de Doba dont la production moyenne est d’environ 33.700 barils/jour et une part identique dans le gazoduc Cameroun-Tchad qui a transporté 129.200 barils/jour en 2020.
Le troisième pays duquel Exxon-Mobil se retire est le Ghana, en Afrique de l’Ouest, un retrait qui fait d’ailleurs l’objet d’une vive polémique, puisque l’opposition parlementaire accuse le gouvernement de Nana Akufo Addo d’en être à l’origine. En effet, Exxon-Mobil n’ayant pas trouvé preneur de ses licences ghanéennes a choisi carrément de renoncer à ses droits d’exploration. Ce qui, dans l’industrie des énergies fossiles, est une décision inédite.
C’est un coup dur pour le gouvernement ghanéen, puisque le projet Pecan d’Aker Energy et le bloc Deepwater Cape Three Points (DCTP) d’Exxon Mobil devaient permettre à terme à Accra d’atteindre les 500 000 b/j, d’ici 2024.


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